Ce qu’ils veulent tous les deux, c’est d’abord abolir les états européens, et la première étape fut de les endetter au maximum.
Mais le problème est plus complexe qu’il n’y paraît, car comme les états ont une dette imposante, leur abolition risquerait de fait d’enrayer les remboursements.
La stratégie de Mélenchon est la constitution d’un Etat européen autour de la BCE (c’est sa proposition à la présidentielle de créer un Fond national, inclu dans un Fond fédéral européen, abondé par la BCE et dont les financements seraient "démocratiquement" orientés). Mélenchon prône essentiellement la constitution d’une structure parallèle à l’Etat français abondé directement par création monétaire par la BCE, convenablement soumise à l’Europe et qui absorberait peu-à-peu l’Etat actuel.
Or Attali ne trouve que ce n’est pas le moment, car les Etats européens, comme la France, sont encore trop puissants, il faudrait les forcer à se vendre morceaux par morceaux, et surtout à diminuer leurs forces militaires. Donc Attali souhaite faire durer le plaisir un peu plus longtemps.
Donc, ce qui paraît bien, c’est qu’Attali et Mélenchon sont en fait d’accord sur les buts, ils sont juste en désaccord sur la stratégie.