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Commentaire de ffi sur Entretien avec Olivier Berruyer : La fin d'un monde - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Entretien avec Olivier Berruyer : La fin d'un monde


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ffi 22 mai 2013 23:22

La transition écologique est basée sur des sophismes radicaux et n’est donc au mieux qu’une rêverie : prélever des ressources énergétiques infimes oblige à multiplier à l’infini les infrastructures de prélèvement (éoliennes partout, panneaux solaires partout), ce qui, fatalement, obligerait à prélever infiniment plus de ressources dans l’environnement pour les construire puis les maintenir.
 
Donc, tout cela, c’est du rêve, tout au plus. Il ne faut pas croire que nos aïeux étaient stupides. S’ils ont considéré que c’était plus efficace de prélever des ressources énergétiques denses (pétrole, gaz uranium,...etc), c’est aussi pour certaines raisons.
 
Maintenant, il est vrai que l’économie se perd en généralité avec l’idée de la croissance. Quant à la planification, elle a aussi ses défauts. L’intelligence économique consiste à produire juste ce qu’il faut, juste où il faut, juste comme il faut. Donc les idées de production doivent venir d’en bas, du peuple lui-même, l’État n’ayant qu’un rôle de facilitateur et de coordinateur des gros projets.
 
En fait, la première considération doit être la capacité de survie du peuple.
Le peuple devrait pouvoir vivre grâce aux revenus de son travail.
La priorité est donc d’avoir du travail pour tous.
 
Il s’agit de faire en sorte qu’il y ait suffisamment d’activité rentables pour que chacun ait du travail. Or tel n’est pas le cas actuellement. C’est du fait des importations à bas coût à partir de pays dont la monnaie est très faible par rapport à la nôtre (ex : le Bangladesh) : cela fait que les salaires y sont si bas (30 euros par mois) qu’un travailleur qui serait payé à ce tarif ici ne pourrait même pas survivre (il logerait sous un pont et devrait manger une baguette par jour...)
 
La croissance n’a donc pas vraiment d’importance.
Ce qui importe, c’est qu’il y ait suffisamment d’activités rentables pour que chacun puisse exercer une activité qui le rémunère. Pour cela, il faut pouvoir contrôler le prix des produits sur le marché intérieur (car du prix payé dépend la rentabilité du travail).
Le meilleur moyen à cette fin est le protectionnisme.
 
D’ailleurs, les écolos savent bien que c’est la rentabilité qui permet le marché : ils ne cessent de clamer des subventions pour les productions énergétiques non rentables qu’ils affectionnent. Et en effet, ces subventions ont créé cette filière de toute pièce. En Espagne, lorsque ces subventions se sont arrêtées, la filière s’est écroulée.
 
Bref, la priorité est que chacun puisse exercer une activité rémunératrice. Ce qui implique un certain contrôle des prix, donc du protectionnisme.


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