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Commentaire de ffi sur Entretien avec Olivier Berruyer : La fin d'un monde - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Entretien avec Olivier Berruyer : La fin d'un monde


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ffi 23 mai 2013 17:38

J’avais en effet écrit que les grosses productions (Auto, Avion, Navire,...etc), ou les pièces détachées (Pneu,..etc) devraient être produite en usine. Il faut aussi des usines, car il y a des gens qui n’ont pas de métier, ou qui ont un métier industriel (ingénieur,...etc). Cependant notez qu’au début du XXème siècle, il y avait 250 constructeurs d’automobile en France.
 
Maintenant, j’ai parlé de ceci comme une direction à suivre, un but, mais il convient bien-sûr de partir de ce qui existe aujourd’hui.
 
Quant à la monnaie : il faut bien-sûr une source monétaire "gratuite", sans intérêt, pour combler le "trou" des intérêts. A mon sens, cette source monétaire "gratuite" devrait dépendre de l’état et servir à des investissements au service du Bien Commun. À moins que le système soit complètement changé et que les intérêts soient abolis puis remplacés par des commissions liées au service bancaire.
 
Enfin, bon plus on fait de changement, plus il y a de gens concernés, et plus il y a de résistance. Qui va piano, va sano.
 
Chez les Africains et chez les Asiatiques, il y a fréquemment le système de tontine : la famille au sens large cotise à une caisse ce qui permet de produire une trésorerie conséquente, puis des sommes sont prêtées gratuitement à celui qui a besoin d’investir, à charge pour lui de rembourser la caisse sur les résultats de son commerce.
 
Maintenant, qu’est-ce que la croissance ? C’est la croissance du PIB. À vrai dire, je ne sais pas trop ce que cela représente dans les faits. Je me demande même si l’inflation de la baguette ne participe pas à la croissance. La croissance est une valeur comptable que l’on obtient à postériori, après une politique économique. Mais, pour moi, une bonne économie produit ce qu’il faut, où il faut, quand il faut, comme il faut, grâce à tous. C’est cela le but. Si l’économie a produit ce qu’il fallait, ça suffit, la croissance du PIB n’a pas d’importance, c’est juste un chiffre comptable. Son importance est à relativiser. Il faut se "démonétiser". L’économie ne se réduit pas à des calculs monétaires. Pour preuve, la "croissance" de ces dernières décennies n’a pas du tout été synonyme d’amélioration.
 
Tant qu’il y a un profit à la fin pour le travailleur, cela indique que son travail est rentable, et son activité peut donc continuer. Ce chiffre au bilan est donc important. Mais qu’en est-il pour la croissance du PIB au bilan du gouvernement ? Cela n’a pas du tout la même signification. Ce n’est pas parce que le PIB baisse que le gouvernement fait faillite. Le PIB mélange des choux et des carottes, les additionne, donc c’est tout sauf précis. Aucune réflexion précise ne peut donc en émerger.
 
Quant à la politique de relance Keynésienne, vous faites, il me semble, des automatismes de langage, et personnellement je ne sais pas ce qu’est une relance Keynésienne. Le monde n’a pas commencé avec Keynes. L’économie devrait pouvoir être abordé avec le simple bon sens, poursuivre une théorie "les yeux fermés", c’est le fait des forcenés.
 
Donc la priorité, c’est réduire le chômage. Le moyen, c’est d’augmenter le nombre d’activité rentables. Pour cela, il faut pouvoir réguler les prix du marché, donc nécessite un protectionnisme et donc la souveraineté sur les frontières. Ensuite, il faut aussi que l’état puisse investir à moindre coût, ce qui implique la souveraineté monétaire.
 
Quant à Mélenchon, il a de fausses solutions, car il clame un protectionnisme aux frontières de l’UE, alors que la situation dans chaque pays de l’UE est totalement différente, et que chaque pays devrait pouvoir s’ajuster les uns aux autres.
 
Mélenchon clame également sa volonté de rester dans l’Euro.
Mais rappelez-vous, au tournant de la rigueur en 1984, Mitterrand a refusé de quitter le serpent monétaire Européen, qui fixait les parités entre monnaies, quand le Franc aurait dû se déprécier. Du coup le Franc est resté trop fort face au Mark, ce qui se paye en matière de rentabilité du travail fait ici et oblige à une productivité de dingue. Il n’y a donc aucune raison à priori de décréter que le taux entre le Franc et le Mark fut correct à l’origine, et comme ce taux date de 1983, et que la politique Française et Allemande ont pris des options radicalement différentes entre-temps, il n’y a aucune raison de croire que ce taux de 1983 soit encore correct et équitable.... La France ayant accroché sa monnaie au Mark risque bien de subir le même sort que l’Argentine quand elle accrocha sa monnaie au dollars. Or la France n’a même plus les souverainetés qu’avait l’Argentine à l’époque pour rétablir sa situation économique.
 
Bref, Mélenchon pour moi n’est pas crédible du tout car ses solutions sont fausses.


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