Même sans usure ni intérêt, une économie fondée sur la monnaie ne pourra jamais permettre une répartition équitable des biens, services et ressources de la planète (répartition des richesses).
Pourquoi ?
Parce que l’économie fondées sur la monnaie a été inventée pour gérer une économie d’échanges fondés sur la pénurie. L’économie marchande part du principe que les uns ont des surplus de certains produits et qu’il les échangent contre les surplus d’autres marchandises. La pénurie est relative, puisqu’elle dépend de la zone d’activité : dans telle zone, on produit du fer, dans une autre il n’y a pas de fer mais du charbon, dans la troisième il n’y a ni fer ni charbon mais du blé (je simplifie).
Cependant, tout cela pourrait sembler bien, mais ce n’est pas aussi simple. Pour donner de la valeur aux biens, il faut que ceux-ci soient rares : un bien rare voit sa valeur augmenter, un bien abondant voit sa valeur diminuer.
Et il en va de même avec la monnaie elle même (inflation).
Si à cette situation on ajoute la sacralisation de la propriété privée lucrative, le système devient carrément pervers, car il induit le vol des terres, qui permet le vol des ressources, qui permet le vol du pouvoir (les riches achètes les terres qui produisent les ressources et avec l’argent qu’ils tirent de ces richesses gratuites (elles sont offerte par la Terre), ils achètent les politiciens (qui ont besoin de beaucoup d’argent pour leurs camapgnes électorales et de réseaux d’influence pour leur carrière).
Tant que la Terre n’était pas reliée (entièrement explorée), cette situation représentait une certaine logique, mais à présent que l’on peut faire le tour de la planète en quelques heures ou en quelques jours et scruter le sol avec des engins qui analyse sa composition depuis l’espace, la situation est radicalement changée. L’enjeu est donc, soit une dictature mondiale (gouvernement mondial d’une élite oligarchique et ploutocratique = nouvel ordre mondial), soit une Nation Mondiale sans gouvernement (sorte de fédération de villes libres, semi-autonomes en énergies et en biens de première nécessité, selon les ressources locales, mais reliées entre elles pour partager les ressources non disponibles dans certaines régions).
La condition sine qua non de la réussite de cette seconde option est une économie basée sur le partage équitable des ressources permettant, grâce notamment à un réseau cybernétique reliant toutes les villes libres, de générer l’abondance pour tous.
C’est techniquement réalisable, par contre l’aspect utopique est dans le changement de mentalité et de culture que cela implique et nécessite.
Pour ce qui est de nourrir la planète, le rapport Ziegler montre que la planète peut nourrir ACTUELLEMENT douze milliards d’individus (nous sommes sept milliards). le problème n’est donc pas le manque de nourriture, mais le manque d’argent pour se procurer la nourriture. Nous ne sommes donc, techniquement parlant, pas devant un problème de pénurie de ressources, mais de vol des ressources par quelques grands industriels, sociétés internationales et groupes bancaires.
En étudiant les implications et les conséquences de la monnaie sur les rapports entre être humains, on s’aperçoit que 90% (au moins) des problèmes sociaux pourraient être résolus dans une économie de partage permettant de générer l’abondance.
La clef est donc la méthode ad hoc pour parvenir à une abondance pour tous.
Cela me semble un objectif noble et « sacré ».
Cordialement,
Morpheus