L’Art est toujours l’expression d’un pouvoir : l’artiste travaille toujours pour un mécène.
Je vous sens dans la grande légende : "avant le libéralisme, il n’y avait rien, les gens vivaient nus, et mangeaient cru, il n’y avait pas de production.."
Comment dire, sous Louis XIV, il y a eu la multiplication des manufactures (qui ont inventé la division du travail soit dit en passant). En fait, dès Louis IX, ça existait (manufactures de soie à Tour et à Lyon). Les Gobelins, la corderie royale de Rochefort, la manufacture d’Armes de Saint-Étienne, ça ne vous dit rien ?
Sous Louis XIV, les chantiers navals de Brest, c’était 10 000 ouvriers, ce qui fait déjà une très grosse boite, non ? Combien d’ouvriers à Saint-Nazaire aujourd’hui ? 2600.
3 villes ont été créées ex-nihilo : le Havre, Lorient, Rochefort.
Le libéralisme n’a donc pas fondamentalement changé les manières de produire.
Ce qui le caractérise, c’est le libre-échange et le dogme de la concurrence.
En cela, la France est un pays parfaitement libéral.
À moins que vous puissiez enfin me donner une définition succincte et précise de ce qu’est le libéralisme ? En effet, comment pourrions-nous débattre autour d’un mot quand celui-ci n’est même pas défini précisément ?
Pour le reste, bah : la mathématiques n’a pas besoin de se référer à la réalité (là où tombe les pommes). La mathématique ne s’occupe que de la cohérence intellectuelle de ses constructions. Rien d’autre ne la concerne. Et c’est bien le progrès en mathématique (c’est-à-dire de la rigueur et de la cohérence intellectuelle de ses constructions), via le calcul différentiel, qui fut le déclencheur de la révolution scientifique, ne vous en déplaise.
A cet égard, l’empirisme Anglois de Hobbes et compagnie est du bon gros sophisme, car il est évident que la physique étant la description de la nature par la mathématique, il convient de regarder le système de la nature pour y appliquer la mathématique qui y correspond. Rien de nouveau de ce coté-là donc. De plus, l’empirisme de Hobbes étant une variété de nominalisme, les définitions qu’il engendre sont tellement fluctuantes et floues qu’aucune mathématique rigoureuse et cohérente n’aurait jamais pu être développée sur cette base.