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Commentaire de Caracole

sur Michel Drac sur la "question raciale"


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Caracole Caracole 6 juin 2013 16:16

Merci ffi, tes propos réchauffent le coeur sur un fil qui était pour le moins glacial. En fait, je crois qu’il n’y a pas grand chose de nouveau dans cette chaos terrible, cette anarchie naturelle et sociale ancestrale de laquelle on hérite dans la plus grande confusion en tentant de s’accrocher aux barrières que nous trouvons, alors qu’elles se briseront pourtant un jour où l’autre. Ce n’est pas du progressisme, mais de l’humilité.
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La religion a toujours servi à ça, à affronter la mort et l’incohérence fondamentale entre des logiques qui nous traversent tous de toute part. Car si chaque logique a du sens, les logiques entre elles se contredisent toutes. C’est ce chaos initial qui pousse les hommes à concevoir des mythes et à élaborer des rites, puis à en recréer encore à mesure qu’ils s’effondrent.
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Le racisme, un mythe parmi tant d’autres, après avoir été inventé comme outil de classement taxonomique des animaux, est devenu un phénomène social, une mode par laquelle on revendiquait sa race en méprisant celle des autres, bref, un énième outil de distinction sociale et de domination politique
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Le racisme lui-même était bien, en tant que mythe, une réaction de protection de l’homme face à cette anarchie naturelle (que d’aucuns appelleraient capitalisme, libéralisme, esclavagisme triangulaire, alors que tous ces concepts sont déjà des ordres idéologique tentant d’échapper à l’indifférenciation). Ce chaos primordial a toujours été subi par l’humanité, et l’histoire de l’expansion fulgurante de son pouvoir planétaire n’a été que l’histoire de la lutte contre ce grand Vide cosmique. Quelque part, le racisme a été un mythe salvateur, car les limites qu’on lui a trouvé (abominations du XXème) ont permis de prendre la mesure des limites de tous ces mythes et de notre lutte contre ce chaos. En tant qu’horreur suprême menant à l’autodestruction de l’humanité, le mythe du racisme (relié au régime politique totalitaires du XXè, nazi, fasciste ou communiste ) s’est inversé et on s’en sert désormais pour relativiser les simplifications conceptuels que s’inflige l’homme à lui même pour des raisons psychologiques, sociales ou politiques.
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Bientôt ce mythe se transformera en un autre et tombera en désuétude. En attendant, on essaie encore de le retourner dans tous les sens pour user de son pouvoir déjà éprouvé...


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