Cela correspond à ma manière de comprendre le modèle de Platon...
Ce n’est peut-être pas très académique, mais cela me semble sensé.
Le monde des idées est le monde intérieur.
En ce sens, le monde des idées existe réellement, mais il n’est pas unique,
il en existe autant qu’il y a de personnes. Chacun a son propre monde idéel.
Une émotion forte est certes une idée prégnante et difficile à exprimer
Seul le génial écrivain excelle dans cet art de mettre des mots sur ses sentiments.
Quand l’affect déborde, ne va-t-on pas verbaliser le sentiment devant un ami ou un psychologue ?
Donc, en effet, de mon point de vue, toute sensation intérieure,
de la douleur pure, jusqu’à la pensée rationnelle la plus subtile, en passant par les sentiments les plus divers, ce sont des idées, objets de notre intériorité.
L’idée est un état (transitoire) de l’esprit.
Je conçois ce que je perçois.
Mais je re-perçois aussi de mémoire, ce qui influe encore mon conçevoir.
Donc le monde des idées est très complexe...
Quid d’une personne qui
succombe à ses pulsions (par exemple un pédophile qui sincèrement ne souhaite
pas s’adonner à la pédophilie mais qui succombe à ce désir en violant un enfant
) ? Il avait deux idées contradictoires pour toi ou quoi ?
Certainement, il a une sorte de dilemme,
d’un coté l’idée que ce n’est pas bien,
de l’autre un désir de jouir qui l’attire.
Mais c’est comme un moteur à 2 temps.
L’arbre tombe toujours du coté où il penche.
Oui mais on perçoit
l’expression des idées dans le monde matériel.
Tout-à-fait,
en humanité, l’idée est la cause de l’acte.
L’acte est donc l’indice de l’idée.