C’est tout-à-fait évident pour moi, micnet.
Ces frères ennemis ont en commun de nier complètement la personnalité de chacun,
pour de les assujettir entièrement à une collectivité...
Même dans les monastères catholiques, c’est règle de saint-Benoît, si il y a deux temps collectifs (vêpres et travail en commun), il reste toujours du temps personnel (l’étude et la prière). Les moines vivent dans une cellule propre à eux.
En revanche, tant chez les fascistes que chez les nazies ou chez les communistes, les "camarades" vivent en dortoirs. C’est d’ailleurs l’étymologie de camarade : les camarades sont ceux qui partagent la même chambrée.
Nazisme, communisme, fascisme sont une réaction à l’individualisme pur du libéralisme, ils y substituent un collectivisme pur.
Le communisme prône un collectivisme pur et horizontal (Hégélianisme de gauche, immanentisme, pas de transcendance).
La nazisme et le fascisme prône sur un collectivisme pur, mais vertical (Hégélianisme de droite, la transcendance étant la justification de la hiérarchie sociale).
En pratique, le collectivisme pur et horizontal ne peut exister dans une société organisée.
C’est pour cela qu’il y a toujours eu porosité entre les rangs communistes et fasciste/nazie (Laval, Doriot,...etc).
C’est pour cela qu’en pratique, l’URSS avait de fait une organisation politique de type fasciste.
Les totalitarismes du XXème siècle sont des collectivismes purs.
La vision chrétienne, normale, et historique chez nous, ce n’est ni le collectivisme pur, ni l’individualisme pur, c’est le personnalisme : nous sommes des personnes mises en relations au sein de collectivités (en famille, au travail, dans la commune, dans la paroisse, dans la patrie). Il y a des temps collectifs mais aussi des temps personnels.