L’idiosyncrasie n’a rien à voir avec la manière dont se détermine la volonté.
La volonté n’est pas le tempérament de quelqu’un.
Un tempérament est une manière habituelle, une habitude.
Une habitude existentielle, est une pseudo-essence, et peut donc se décrire par un substantif.
Mais vouloir, c’est un verbe. En tant que verbe, il caractérise une dynamique interne au sujet.
Si j’aime manger du pain, et que c’est mon habitude, je ne suis pas aliéné... J’aime ça, donc ma volonté est libre : j’aime, j’y consens, j’en conviens librement. C’est pas le produit d’une essence, mais d’une volonté.
C’est justement ce verbe interne au sujet qui le distingue de l’objet. Le sujet ayant la faculté de vouloir, de consentir, quand l’objet n’a que la faculté de subir. Le sujet vit, l’objet est inerte.
On représente l’objet par les propriétés qu’il a : c’est l’Avoir.
Le sujet a en plus une dynamique interne, propre à lui : c’est l’Être.
Après, il y a les histoire de copule. Le verbe être est aussi usité pour
caractériser les propriétés d’un objet, avec l’adjectif posé en
attribut.
Mais pour le sujet il faudra, vis-à-vis de la copule, utiliser le participe présent du verbe :
Ce sujet est voulant, ce sujet est aimant, ce sujet est haïssant, ce sujet est vivant.
Cet objet est voulu, cet objet est aimé, cet objet est haï, cet objet est inerte.
Le terme d’idiosyncrasie n’est correct que pour le modèle logique Aristotélicien qui ne considère de toute façon en définitive que des objets (systèmes de classes avec attributs).