@ Gaspard :
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"Je peux vous reformuler toute la déclaration en remplaçant droit par devoir (en gardant le même sens)..."
=> Non, vous ne pourrez pas. Et figurez-vous que la déclaration des devoirs a existé, en 1795, et voyez comme elle a été peu prise au sérieux : on ne s’en souvient même plus ! Le devoir n’aura jamais autant la cote que le droit.
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"La métaphore de l’arbre ne nous conduit pas loin."
=> Au contraire, elle est parfaite, et je m’étonne que votre esprit sagace n’y soit pas plus sensible : sans tronc, pas de branches possibles, mais un tronc sans branches n’a rien d’un arbre. D’où le difficile équilibre à trouver. Ce n’est donc pas en termes de droit qu’il faut penser, mais en termes de causalité.
Gaspard, que vous le vouliez ou non, vous êtes comme moi, une branche. Sans notre tronc national, vos parents n’auraient pas pu croître, se rencontrer et vous engendrer, et j’en suis au même point.
Vous auriez très bien pu être une branche d’un autre arbre, et vous êtes tout à fait en droit de détester l’arbre qui vous a vu naître et d’en changer. Mais vous serez toujours une branche. Aucun être humain, fût-il bardé de millions, ne pourra jamais vivre autrement qu’à l’état de branche... ce qui, pour autant, n’interdit nullement aux branches de fleurir, ce que nous faisons actuellement, mutuellement, sur notre tronc commun.