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Commentaire de ffi sur Conférence de Bernard Lugan et Alain Soral - Lyon, le 25 juin 2013 - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Conférence de Bernard Lugan et Alain Soral - Lyon, le 25 juin 2013


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ffi 17 juillet 2013 13:50

Voir "Morphologie de la physique : les géométries quantiques", chapitre "Géométrie quantique en Europe occidentale", introduction, page 18 du fichier.
 
Citation :
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Dans le polythéisme, les dieux, ou encore les formes, les essences, entrent en relation par le biais de l’existence. En d’autres termes, l’essence produit sa propre existence (c’est l’entéléchie). L’essence même de la causalité est que chaque chose a sa cause en elle-même. Le Démiurge est l’artiste qui arrange des formes qui existent déjà, de même que le Premier Promoteur d’Aristote met en mouvement des objets qui existent déjà. Ni l’un ni l’autre ne produisent : ils ajoutent l’ordre et la dynamique à ce qui existe nécessairement et indépendamment d’eux.
 
Dans le monothéisme cette relation s’établit d’une tout autre manière. Dieu est le Créateur . Il produit, il organise, il met en mouvement. Ce qui est créé est différent de Dieu, et donc en dehors de Dieu. La conséquence n’est plus contenue dans la cause,
elle est son produit. Cette nouvelle relation de la cause à l’effet - le principe de
causalité - doit donc être reprise, analysée et développée. Cela amène à créer un nouveau modèle du Monde.
----------------------------------------------
Bref, en Grèce, la conséquence découle de l’essence de la chose (sa cause formelle), de manière fatale. Avec le christianisme, la conséquence est produit par la cause et la cause et la conséquence sont ordonnancées dans le temps.
 
En arrière-plan, il y a justement le problème de l’Unité et de la pluralité.
Chez les Aristote, l’essence engendre une pluralité par accidents, il suffit donc de remonter d’accident en accident pour retrouver l’essence commune, universelle. L’idée était de remonter à l’Un, le Tout (c’est du panthéisme).
 
En christianisme, l’Unité originelle c’est un Artiste, c’est Dieu, et il engendre la pluralité par un acte de création. Il n’y a donc pas nécessairement de points communs dans la pluralité observable, si ce n’est dans les raisons de Dieu.
 
Une bonne illustration est l’exemple d’Aristote au sujet de la statue où il exprime sa théorie de causalité :
1/la cause matérielle (la matière qui compose la statue)
2/la cause formelle (la forme de la statue)
3/la cause efficiente (la main du sculpteur nécessaire pour qu’il y ait une statue)
4/la cause finale (telle statue a été sculptée pour tel endroit) qui est la cause essentielle.
 
Pour comparer, en christianisme, on dira simplement que la cause de la statue, c’est le sculpteur car c’est lui qui produit la statue. Ainsi le sculpteur est-il la cause, et la statue la conséquence de l’acte de cette cause. La "Cause matérielle", c’est la matière créée par Dieu choisie par le sculpteur. La "Cause efficiente", c’est l’Art du sculpteur. La "Cause finale", c’est l’Intention du sculpteur. La "Cause formelle", c’est le résultat de l’action du Sculpteur (Choix des matières + Imagination + Art + Intention).
 
Notre notion de causalité est bien évidemment Chrétienne, Plus personne ne comprend aujourd’hui la causalité au sens d’Aristote. Nous sommes des Héléno-judéens, nos sociétés ayant réalisé la synthèse des antiquités grecques et juives, reliant les catégories grecques à la causalité juive. Cette synthèse fut le fait de la scolastique au moyen-âge, au terme de l’âpre débat de la querelle des universaux.
 
Les premiers tracés de grandeur en fonction du temps sont immédiatement postérieurs. Voir Nicolas Oresme.

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