Merci pour vos références, très intéressantes.
Cela dit, Thomas d’Aquin s’est attaché à intégrer l’héritage aristotélicien à l’actualité chrétienne de son temps, et il s’y est employé car il a très bien senti qu’il lui était possible d’adapter la causalité aristotélicienne aux exigences chrétiennes, de faire de Dieu la cause première, la cause des causes, l’initiateur de tous les mouvements subséquents, et de concilier nature et grâce, nature et sur-nature.
Platon, lui aussi, a pu être "récupéré" par l’Église, plus encore, car malgré sa référence à la nature, il y a chez lui une place indéniable pour l’Un ordonnateur du monde, qu’il aura suffi au christianisme d’associer eu nom de Dieu.
Donc je parlerais davantage d’amendement des Anciens de la part du monde chrétien, que d’une véritable rupture.