Extrait Lumen christi (l’angoisse)
La
crainte portant sur le mal tout proche et ardu à vaincre, on ne craint
jamais le bien. Lorsque le bien est présent, on l’aime et on se réjouit.
Si le mal est présent, l’âme réagit par la haine et la tristesse. Si
l’âme n’a pu se défendre d’être atteinte par un mal nullement mérité, en
raison de cette blessure qu’elle perçoit comme une injustice, elle
éprouve un sentiment de colère, qui fait naître en elle un désir de
vengeance. Si l’âme se voit privée de toute capacité de réaction contre
le mal qui l’afflige, c’est le désespoir : l’âme désespère quand elle
estime qu’il n’y a rien à faire contre le mal qui l’opprime. La crainte
est un mouvement de l’âme intermédiaire entre l’espoir et le désespoir.
L’espoir ouvre à l’âme craintive une voie de salut, propre à calmer ses
craintes. Mais dans les craintes terrifiantes, l’âme sera plus
facilement portée à désespérer qu’à espérer. Elle doit alors lutter
contre le découragement profond du désespoir, pour ne pas y sombrer, car
le désespoir ne peut que la conduire à une ruine complète.
Franchement, pour moi, ça fait sens, il n’y a pas photo.
Autant, je ne comprends rien au bouddhisme, ni au gnosticisme, autant ici, cela parle une langue que je comprends. C’est rationnel.
Face à tes craintes, tu verses dans l’espoir d’une voie de salut, et celle que tu choisis celle des cultes égo-centrés gnostiques. C’est déjà positif.
Moi, en revanche, je vainc toute crainte par une perspective sur Dieu, qui est l’idée même du bien à venir. En ce sens, l’espérance du Bien de Dieu est bien le remède parfait à la crainte.
Le christianisme est ce qu’il y a de mieux.