@ yoananda :
Je ne suis pas en train de dire que nous ne devons rien de bien au libéralisme. Je dis qu’on lui doit aussi du mal et qu’on ne peut pas éternellement passer sous silence le mal qu’il draine en répondant "oui mais sans lui, c’est pire !".
En nous délivrant de l’oppression comme vous dites - et j’en suis bien d’accord - il a aussi détruit certains moyens de lutte contre le mal. Le libéralisme a trop tendance à mon goût à ne pas l’admettre, faisant payer ses services par un relativisme, celui consistant à dire que le pire des maux est derrière nous et que le mal résiduel n’est qu’une question de point de vue.
De manière plus générale, le libéralisme consiste à revendiquer les libertés de l’individu en s’interdisant de s’interroger sur ce qu’il est réellement capable d’en faire. Pire encore : le libéralisme voit d’un œil suspect celui ou celle qui se pose de telles questions.