"écrivain d’extrême droite"
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Merci du fou rire, ça fait du bien, de bon matin 
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Voici ce que Moix écrit sur l’extrême droite, à l’occasion de la mascarade Méric, extrême droaaaaaate qui est pour lui, rien d’autre que le meurtre personnifié.
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http://laregledujeu.org/moix/2013/06/06/813/lextreme-droite-est-la-mort/
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Vous aurez au moins un point commun Yann et toi, Morice... Le ridicule ne tue plus, heureusement. Quand dans cette époque toute manifestation de bon sens devient l’extrême droaaaaaaaate, les historiens futurs vont se plier en quatre de rire en étudiant notre "période" quand il vont tomber sur certains textes qui pullulent de ci de là...
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Je vous épargne de cliquer sur le site de BHL, attention les yeux, ça pique.... Paroles de l’écrivain d’extrême droaaaaaaaate engagé à fond les manettes dans la lutte contre l’extrême gôôôôôôôôôôôôche..... Un vrai chef skinhead ce Moix....
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Pierre Bergé a mille fois raisons : les
remugles de la manifestation anti-mariage pour tous éclaboussent toutes
les vermines, qui se réveillent. Car la vermine d’extrême-droite se
reconnaît à ceci qu’elle ne meurt jamais ; elle est en veille. Toujours
prête à disséminer son choléra. L’extrême-droite n’est pas même là pour
donner la mort, injecter la mort, prodiguer la mort, comme hier encore
envers une petite victime appelée Clément Méric, non : l’extrême-droite est la mort.
De la mort en vie, si l’on veut. De la mort baraquée, de la mort en
groupe, de la mort aux aguets, non pas seulement ennemie de ce qui pense
différemment, mais ennemie de ce qui pense tout court. Non pas
seulement haineuse de ce qui est différent, mais haineuse de ce qui est.
Non pas seulement ignoble envers ceux qui sont nés ailleurs et vivent
ici, mais ignoble envers ceux qui sont nés et qui vivent.
L’extrême-droite ne tue pas : elle est elle-même le meurtre. Meurtre
contre tout ce qui est innocent, contre tout ce qui est inoffensif,
contre tout ce qui est seul, contre tout ce qui est faible, contre tout
ce qui ne demande rien à personne.
L’extrême-droite est la mort parce que la
mort, par définition, demande des comptes, sans prévenir, à ceux qui ne
lui ont rien demandé. L’extrême-droite est la mort, parce que la mort
est toujours inégale, injuste, et que la mort n’est jamais intelligente.
L’extrême-droite est la mort parce que la mort déteste de toutes ses
forces ceux qui déploient leur force, leur courage, leur vivacité, leur
jeunesse pour tenter de vivre, et peut-être même de vivre heureux.
L’extrême-droite est la mort parce que la mort, cela ne réfléchit
jamais, parce que la mort, c’est incapable d’avoir une seule idée en
dehors d’elle-même, en dehors de faire mourir, en dehors de supprimer ce
qui est.
L’extrême-droite est la mort parce que la
mort ne comprend jamais ce qu’on lui dit. Parce que la mort, cela
n’aime pas la tolérance, cela n’aime pas ce qui est tempéré, ce qui est
mesuré, ce qui est réfléchi, ce qui est nuancé. La mort aime bien les
mots quand les mots font du bruit, la mort aime bien parler pour ne rien
dire : mais la mort ignore ce qu’est la parole. L’extrême-droite est
abrutie, comme la mort, par une parole mécanique, par une parole qui ne
sait pas parler, par une parole qui ne parle pas. Par une parole qui ne
dit rien. L’extrême-droite ne parle pas, elle crache des mots qui sont
pire que le silence, qui lui est parole. La mort, contrairement à une
idée reçue, n’est pas un gros silence qui pèse, une chape de plomb qui
fait tout taire – mais c’est un verbiage, c’est un mensonge, un boucan,
une stridence, des propos de comptoir. La mort, c’est la parole sans
parole donnée à l’instinct, c’est-à-dire à l’instant.
L’extrême-droite, c’est ce qui s’insinue,
car la mort s’insinue. Elle est toujours là, faufilée, infiltrée, à
l’écoute, comme sur la Toile, au courant de tout, sans cesse imminente,
sans cesse prête, ramifiée, rapide – insinuée. L’extrême-droite, ce ne
sont pas seulement des groupes ou des groupuscules éparpillés : mais un
poison qui coule, partout où il peut couler ; une viscosité, une bave
qui slalome entre les espaces. Ce poison, cette saloperie, cette vermine
n’attendait qu’une occasion de légitimer sa haine de la vie. Elle lui
fut donnée, comme un blanc-seing, par tous ces semi fascistes hostiles
au bonheur des hommes, au bonheur des hommes avec les femmes, au bonheur
des hommes avec les hommes, au bonheur des êtres avec les êtres. Je
demande au président de la République, sans plus attendre, de punir tous
ceux qui, sur notre territoire, feront honte à notre nation née sur la
négation de toute forme de morbidité.
L’extrême-droite n’est pas un
« mouvement », un « parti », c’est la mort incarnée dans quelques foireux
vivants, en réalité de pauvres zombies. L’extrême-droite a raté sa vie –
elle veut rater, elle veut raturer la vie des autres. On nous dit que
l’extrême-droite n’aime pas les Juifs, les Noirs, les Arabes, les
homosexuels, les « gauchistes ». Mais si les Juifs, les Noirs, les Arabes,
les homosexuels et les « gauchistes » n’existaient pas, elle les haïrait
quand même. Elle les inventerait à la seule fin de les haïr, de les
persécuter, de les massacrer, de les assassiner. Pour l’extrême-droite,
nous sommes tous, absolument tous, nous serons tous, absolument tous,
tour à tour, des Juifs, des Noirs, des Arabes, des homosexuels et des
« gauchistes ». L’extrême-droite ne peut pas mourir : la mort ne peut pas
mourir. A nous tous, en attendant, de lui donner une bonne, une vraie
leçon de vie.