Aucune étude historique, aussi fouillée aussi détaillée qu’elle soit ne peut épuiser la réalité historique. Bien sur que la chronologie des batailles et des conquêtes ou la liste des rois de France ne peut résumer son histoire.
Mais une histoire volontairement simplifiée et pas fausse pour autant doit être élaborée ne serait-ce que pour fournir une vue d’ensemble aux écoliers et une base aux livres d’histoire destinés aux collège ou aux ouvrages de vulgarisation à destination des non-spécialistes.
Par ailleurs, les historiens-chercheurs construisent une représentation complexe de l’histoire qui va être ensuite critiquée par leurs collègues pour en proposer une autre avec un point de vue différent. La recherche galope en avant et ouvre d’autres horizons mais les idées et théories nouvelles qui s’expriment se diffusent aussi peu à peu dans la société.
Un roman national bâti sur des faits erronés et/ou sur l’occultation d’autres faits tout aussi importants ne peut faire consensus longtemps dans une société où les historiens sont libres de leurs recherches. L’idée d’un séparation radicale et définitive entre le sens commun et la science me semble incompatible avec la liberté d’opinion.