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Commentaire de lord volde

sur Chez Finkielkraut


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Lord Volde lord volde 20 novembre 2013 12:22

(Suite et fin)...


À la suite des révoltes de 2005, Alain Finkielkraut donne une interview au quotidien israélien Haaretz dont la traduction d’extraits par Le Monde provoque certaines réactions négatives.

L’article de Haaretz traduit par le Monde comprend les passages :

·  « En France, on aimerait bien réduire ces émeutes à leur dimension sociale, les voir comme une révolte des jeunes des banlieues contre leur situation, contre la discrimination dont ils souffrent, contre le chômage. Le problème est que la plupart de ces jeunes sont des Noirs ou des Arabes avec une identité musulmane. Regardez ! En France il y a aussi des immigrés dont la situation est difficile — des Chinois, des Vietnamiens, des Portugais — et ils ne prennent pas part aux émeutes. C’est pourquoi il est clair que cette révolte a un caractère ethnique et religieux. »

·  « Les gens disent que l’équipe nationale française est admirée par tous parce qu’elle est black-blanc-beur. En fait, l’équipe de France est aujourd’hui black-black-black, ce qui provoque des ricanements dans toute l’Europe. »

Après la publication, Alain Finkielkraut a dénoncé le montage de cette interview par "des journalistes qui voulaient lui nuire". Alain Finkielkraut dit "n’avoir pas contrôlé la formulation de l’article" non plus que sa traduction et affirme que ses propos ont été "déformés par le journaliste". En 2007, Alain Finkielkraut précise sa pensée et revient sur les déformations de ses propos dans une interview

Le Mrap annonça qu’il envisageait de porter plainte contre des propos qu’il considère comme racistes puis revient sur son annonce. L’Humanité écrit que « Finkielkraut s’abîme dans une diatribe raciste »Enfin, des enseignants et chercheurs de l’École polytechnique, à l’initiative de Gilles Dowek, ont publié une pétition protestant contre le « projet colonial » qu’ils jugent sous-entendu par les propos d’Alain Finkielkraut dans Haaretz.

Ses détracteurs, comme Acrimed, pointent la propension d’Alain Finkielkraut à tenir des propos sujets à controverse puis à s’en défausser au motif de déformations et de maladresses. À ce titre, les excuses qu’il a présentées sont équivoques : « Je présente des excuses à ceux que ce personnage que je ne suis pas a blessés (...) »

Dans son essai Après la démocratieEmmanuel Todd revient sur cette polémique et écrit « Jamais en France, on n’eût toléré que des émeutiers soient caractérisés par la couleur de leur peau, si ce blasphème antirépublicain n’avait été le fait d’un intellectuel juif, auquel la sacralisation de la Shoah garantit une protection plus sûre que le passé colonial aux jeunes de banlieue. Dans cet entretien comme ailleurs, il a proposé une lecture ethnicisée et raciale des émeutes de banlieue. »


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