Question : êtes-vous professionnel du livre ?
Perso, je dois avoir un bon millier de livres et je n’en ai lu que la moitié.
Je lis environ 50 bouquins par an, et à ce rythme-là, j’en aurais lu tout au plus 3500 dans ma vie. En passant à l’échelle dont vous parlez (150 000 titres !), on n’est plus sur la même planète ni, peut-être, dans les mêmes attentes.
En effet, s’il s’agit du quantitatif, de posséder pour posséder, le numérique est tout apprêté à l’affaire. Néanmoins, j’achète des livres parce que je vais les lire. Je ne suis pas dans une logique de la consommation.
J’achète en majorité des vieux livres, certains datent en effet du XVIIIe siècle. J’en ai acheté un la semaine dernière, relié et non coupé, mais datant des années 40 !!! Ce qui veut dire qu’il avait simplement servi jusqu’ici à agrémenter la bibliothèque de quelqu’un soucieux avant tout de paraître ouvert au savoir. Cela fait réfléchir.
Quant au numérique, la seule entorse que je m’autorise (hormis la lecture web), c’est un dico électronique. J’ouvre un dico environ 200 fois par jour, et c’est forcément plus pratique avec un tel joujou, d’autant plus qu’il me donne la traduction anglaise pour le même prix. L’hypertextualité, dans ce cas précis, est fortement appréciable. Sorti de là, j’ai besoin du contact avec le livre, notamment pour situer physiquement à quel moment j’en suis, ce que ne permet nullement une liseuse, austère et plate. 