C’est tout le drame : ce n’est pas possible à mettre en œuvre à petite échelle dans le cadre d’une société civilisée. Dans ce cadre, seule une mise en œuvre d’un réseau mondial (décentralisé) de gestion et de répartition des ressources, peut permettre la mise en place d’une économie fondée sur les ressources (EBR), où la monnaie n’est pas utilisée parce que les bien et les services sont accessibles gratuitement. Il s’agirait, pour le coup, d’une VRAIE société de l’abondance, et non, comme aujourd’hui, d’une société à la fois surabondante (faut voir tout ce qu’on jette et qu’on détruit pour cause de surproduction) ET de pénurie institutionnalisée (sans pénurie, pas de loi du marché).
Dans une vraie société de l’abondance, nous n’avons plus besoin de monnaie.
A l’échelle locale, une telle formule ne peut se faire que si nous réduisons nos besoins (à la façon des semi-nomades d’Amazonie, par exemple) : ce qui n’est pas envisageable à l’échelle mondiale, évidemment.