Le seul risque que j’ai à surestimer mon semblable, c’est de le voir s’élever au degré de cette estime (et tant pis si cela ne se produit pas). En revanche, le risque sans cesse vérifié que j’ai à le sous-estimer, c’est soit qu’il se révolte (personne n’aime à être pris de haut), soit qu’il se conforme au niveau inférieur dans lequel je l’ai cantonné. Et dans ce dernier cas, inutile d’attendre qu’il s’améliore, puisqu’il se conforme à être celui que vous avez voulu qu’il soit, docilement.
En cela, vous pouvez me considérer comme un idéaliste (si vous en éprouver le besoin) 
Il y a un proverbe chinois auquel je pense à ce sujet : « Celui qui n’est pas vertueux, traite-le comme s’il n’était pas vertueux, et il devient vertueux ».

Morpheus