• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de Morpheus

sur Agoraphobie et agoraphilie politique


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Morpheus Morpheus 3 décembre 2013 16:31

Réflexion philosophique en guise de goûter (c’est l’heure du thé) :
 
Et si c’était justement le fait que nous alimentons la croyance que seule une minorité peut prétendre devenir les meilleures qui faisait que tous ne peuvent devenir les meilleurs ?
 
Oui, mais comme la définition même du meilleur "personne supérieure aux autres" renvoi à l’idée que les autres sont inférieurs, n’est-ce pas LE CONCEPT même de "meilleur" qui est un piège sémentique, un piège de la pensée qui EMPÊCHE de penser (autre chose) DONC de parvenir concrètement à une société à la foi égalitaire et "élitaire" (difficile même de mettre un mot sur cette idée, tant elle se rapporte à l’inévitable point de comparaison) ?
 
La pensée précède toujours l’action ; sans pensée abstraite, pas de concrétisation. Le processus est d’ailleurs - tiens c’est amusant - trinitaire : pensée (abstrait) > verbe (expression) > action (concret) [1]
 
Morpheus
 
[1] à ce sujet, je dois dire un truc super important ; nous évoquons souvent le problème de changer nos conditionnements (les implants), et nous avons souvent la fausse idée que pour en changer, il suffit de penser autrement. C’est une erreur stratégique majeure ; pour changer un comportement, penser un autre comportement est insuffisant et ne change rien. D’où la phrase "changer le naturel, il revient au galop" (mais la phrase est fausse, il faudrait dire "changer l’habituel, il revient au galop"). Pour changer un comportement, il faut procéder dans le sens inverse, à savoir : action (concret) > verbe (expression) > pensée (abstrait).
 
Pourquoi ? Simple : un comportement c’est une pensée exprimée renforcée par des actes ; les pensées sont abstraites, les expériences concrètes ; l’action entraîne une inscription dans la mémoire émotionnelle, or cette mémoire ne peut être modifiée QUE par des expériences autres : les pensées n’ont aucune action durable sur les émotions. Donc, pour changer un comportement, il faut commencer par agir contre ce que l’on veut changer, ce qui permettra de réécrire par écrasement (j’utilise un terme informatique que je trouve parlant) une nouvelle "programmation" (comportement).
 
Sais pas si je suis assez clair.


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès