En fait, je crois comprendre ce qui fait le nerf de nos divergences de vue. Je peux me tromper, mais il me semble que vous fondez trop vos analyses sur base d’une logique individualiste ; vous voyez les choses sur base de l’individu réifié, tel que la société capitaliste nous l’impose depuis deux siècles. J’ai l’impression que vous considérez toutes ces questions sous l’angle d’une société atomisée.
Alors que je vois une société qui redeviendrait réellement solidaire, non par décret institutionnel, mais par son mode de développement, à commencer par l’école. Comme dans les pédagogies alternatives (Decroly, Montesori, Frenet, Summerhill, Steiner, ...), on évaluerait pas les individus, mes les classes. Rien que ce "détail" change absolument tout. Les élèves, au lieu d’entrer en compétition et en comparaison avec les autres, sont amené à se compléter, s’entraider, se soutenir ; ... ils développent un esprit de groupe, une logique de fonctionnement en commun.
Tout change, avec ça. Tout.
Morpheus