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Commentaire de ffi sur Etienne Chouard nous parle de la richesse - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Etienne Chouard nous parle de la richesse


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ffi 20 décembre 2013 21:30

Analyse de chouard très très limitée.
 
1° Les drogués sont mauvais. Ou plutôt ils sont pervertis par leur appétit de la drogue. Au début, le comportement du drogué est d’idolâtrer la drogue, c’est son petit vice de départ, qu’il partage souvent en groupe. Ensuite il en devient totalement dépendant, c’est toute sa chair qui la réclame, et c’est donc sa chair elle-même qui est pervertie. Or cette perversion dans la chair peut engendrer chez lui des comportements mauvais.
 
3° Moteur de l’accumulation des richesses : ce n’est pas nécessairement la cupidité où à la rivalité ostentatoire (ça c’est la théorie libérale). Cela peut être se trouver au bon endroit au bon moment (chance). Ou encore posséder un don particulier qui permet de produire un bien qui se vend beaucoup.
 
4° L’analyse de René Girard n’a pas la portée générale que Chouard lui prête : il parle de gens idolâtres et sans Dieu. Pour cette raison leur amour, qui devrait aller à Dieu car tout homme cherche Dieu, se porte sur des idoles éphémères (bien matériels). Cet amour n’étant pas satisfaisant, ils n’en sont jamais content, ils tendent à en vouloir toujours plus. Ayant conscience de leur pauvreté morale, ils cherchent à acheter l’admiration d’autrui à défaut de pouvoir s’admirer eux-même.
 
Chouard invente ici une nécessité qui n’existe pas : non, celui qui devient riche ne devient pas nécessairement mauvais. C’est l’homme dont l’âme est pauvre en substance morale qui succombe à tous les vices et toutes les idolâtries, et c’est la raison de son pervertissement à terme.
 
Il n’y a aucun moyen que l’Avoir n’influence l’Être, sans que l’Être lui-même n’en ait pas d’une certaine manière la volonté. Faire que l’homme soit meilleur nécessite de l’enrichir en substance morale, afin qu’il ne cède pas si sottement aux tentations. Mais il est vrai que cela ne correspond pas aux intérêts du commerce qui veut au contraire que le consommateur succombe à toutes les tentations d’acheter, et donc la publicité expose quotidiennement des stéréotypes de personnalités pauvres moralement. C’est cette psychologie libérale-libertaire et idolâtrique qui est mère de tous les vices.
 
Il y a donc un petit traficotage de Chouard, sans qu’il n’en soit vraiment conscient, bien-sûr.
 
Il avait déjà à priori l’imagination d’un système où les revenus seraient arasés.
Il a cherché des arguments puis a inventé cette fausse nécessité que la richesse d’argent pervertirait. Mais c’est une erreur.
 
Chouard devrait encore réfléchir aux mécanismes de la perversion chez l’homme.
On ne peut faire de la politique sans connaître comment fonctionnent ceux qu’elle agrège.
 
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne crois pas que la politique puisse consister à ériger un "système". Comme si la justice pouvait se décréter à priori en toute généralité ? Et bien non, la justice ne peut que se prononcer à postériori et en particulier. En cela, la politique doit d’abord reposer sur des hommes, diplomates, habiles, vertueux et forts, non sur les lois qui ne seront jamais que des généralités abstraites, quelle que soit leur complication "systémique".


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