A 7 contre 1....
Taddeï en bon maître de balais fait une quenelle en or massif à P.Cohen.
Cette perle audio-visuelle qui se situe le 10 janvier, soit 24 heures après l’interdiction du "mur" pourra être mise dans les anales, classée parmi "les petits" chef d’oeuvre de l’audio-visuel Français, sous le nom de :
"Le mur des lamentations".
Taddeî est devenu expert du genre : rencontre assymétrique sur un sujet d’actualité brulant. Il est excellent, il maitrise parfaitement la parole et il prend bien soin que chacun des invités puisse exprimer au mieux son opinion : c’est ce qu’il a toujours recherché et c’est cela qui assure la qualité de ses "rencontres", à "ce soir ou jamais".
Mais là cela va un peu plus loin, il soigne les excès du genre pour en faire une scène de guignol. Les intervenants pris dans leurs débordements oratoires ne voient pas leur ridicule et cela devient très drôle. 7 excités contre un seul, calme et déterminé qui dit les évidences et la vérité. La meute qui vocifère après celui qui parle calmement, sobrement et juste. Du meilleur effet comique.
Bricmont est excellent.
Pari réussi : ça a marché tout seul et même +++. Supercherie et amalgame sur le mot antisémite, les étiquettes, l’instrumentalisation de la shoah, tout y est !
Le signal du rire est donné par le gros plan sur Hector Obalk qui réajuste sa bretelle pour la mettre bien en évidence avant de prendre le rôle de la pleureuse professionnelle. Le ton est donné, accrochez-vous, cela va secouer les côtes.
Réussite totale, Taddéï à fait là une démonstration, ceux qui ne le voient pas sont aveugle, il peut faire la révérence, il a dit l’essentiel.