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Commentaire de ffi

sur Francis Cousin sur Robespierre et la Révolution française


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ffi 28 janvier 2014 15:12

Ce qui est amusant est que le désir de la chair en grec se dit :
" ????????? ??????" (= epithumian sarkos)
Ca fait un peu le "désir de Sarkozy"...
 
Mais il faut voir que dans cette lettre, Saint Paul parle aux Gaulois hellenisés d’Anatolie (basés autour d’Ankara à l’époque), l’opposition chair/esprit ayant pris une assez grande importance dans le monde grec à l’époque.
 
En fait, l’esprit en l’homme a besoin de la chair pour fonctionner correctement.
 
Saint Paul parle des désirs de la chair et des désirs de l’esprit.
Or, ce que l’on désire, c’est ce que l’on veut avoir.
En effet, on ne peut vouloir être, puisque nous sommes déjà.
 
C’est à dire que la chair veut avoir certaines choses.
Tandis que l’esprit veut avoir aussi certaines choses.
Ces désirs sont potentiellement en conflit, et il s’agit de résoudre ce dilemme.
 
La chair personnelle étant limitée et périssable, ses désirs sont forcément inscrits dans un horizon très limité, celui de la vie de personne.
L’esprit personnel étant éternel et non périssable, ses désirs ne sont pas limités dans le temps. Ils visent à plus long terme, au-delà de la vie de la personne, dans une transmission à travers les générations, jusqu’à la transcendance divine elle-même.
 
En gros, Saint Paul relève qu’il existe un choix : soit la vanité de la concupiscence pour une perspective individualiste et morbide pour chacun ; soit l’efficacité du désintéressement pour une perspective collective et vitale pour tous.
 
Ce choix ne peut se faire dans un combat intérieur, isolé en soi et coupé de Dieu.
Ce choix se peut se faire que par l’écoute de la grâce divine dans son adoration.
 
Nulle chose ne peut se combattre elle-même sans s’endommager : un tel combat interne consisterait à faire qu’une partie de soi face usage de force sur une autre partie de soi, ce qui se traduirait en scission interne, en duplicité, en hypocrisie et en complexes. L’Être est simple. Ce qui est simple est Un. Ce qui est Un n’est pas Deux. Or tout combat en oppose au moins Deux. Donc l’Un ne peut se combattre lui-même...
 
L’unité de l’Être repose sur l’amour en Soi...
Sa désunion provient du désamour en Soi.
 
Maintenant si l’Un personnel écoute la grâce de Dieu, par Amour pour Dieu (et non par Amour pour soi...) pendant son adoration, alors il peut lui obéir, tout simplement, sans se compliquer, en gardant son Unité.


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