Bonjour Renard.
Je ne connais que très
vaguement Kaczynski, j’ai lu des
choses sur lui par ci par là mais rien de concret, je n’en parlerai donc pas.
Je vais m’appuyer sur vos points pour faire le parallèle avec Francis Cousin.
Point 1 : Francis Cousin n’est pas opposé à la technique à ce que je sache,
c’est le capitalisme qui fait qu’elle soit utilisée non pour l’humain mais
contre lui, de ce point de vue je suis d’
accord avec lui.
Point 2 : Francis cousin a la même perception de la civilisation.
Point 3 : Pareil, c’est là que je reprends l’exemple des chasseurs cueilleurs.
Il ne s’agit pas de dire que les hommes doivent revenir à ce stade mais de l’imiter en ne produisant que ce qui est nécessaire
à la reproduction matérielle de l’existence, et avec la technologie, cette
production ne prendrait que peu d’heure de travail, le reste serait dédié à la
culture.
Point 4 : Francis Cousin parle de sacralité cosmique sans Etat et sans argent comme les sioux les cheyennes, les germains, les
aborigènes d’Australie, comme l’ont été tous les peuples de la terre. Chez les communautés
primordiales tout est sacral. Le sacral est ce temps absolu dans lequel tout
est immanence, de la communauté organique, du flux de vie. A l’époque il n’y a
pas de religion mais le divin existe. Le divin, la sacralité le cosmique, c’est
le tout du monde. Un cheyenne ou un germain ne peut rien acheter ni vendre. La religion nait pour lui
sur les décombre du sacral pour en gérer les restes qu’elle appelle le sacré.
Toute l’histoire du néolithique à la modernité capitaliste c’est le sacré
qui réduit parce que le profane ne cesse de s’étendre jusqu’ à aboutir à
la pathologie contemporaine ou la religion de l’économie devient la religion du
nouveau temps c.à.d. la religion du profane absolu.
Point 5 : pour lui, la fête, le dialogue, le repos et le
jeu sont les principales richesses de la société.
-Je ne connais pas la vie de
Francis Cousin mais je doute qu’il ait choisi de vivre comme un paysan du Xe
siècle ou comme un nomade chasseur cueilleur.
R /Il vous répondra qu’il est impossible de vivre de cette
façon dans une société capitaliste qui est holiste. Que ces modes de vie reproduiront
de manière caricaturales les tares du système capitaliste car c’est la totalité
qui dirige les parties et une partie même critique qui reste dans une totalité d’infections
aléatoires les reproduit. Pour lui, dans la longue histoire, toutes ces modes
de vie finissent par péricliter car ils ne font que reproduire l’impossible contradiction entre la force du
tout et la fragilité de la partie.