Je pense qu’il y a plusieurs pistes possibles. Sans être exhaustif, on pourrait s’inspirer de diverses expériences de pédagogies alternatives : Montesori, Freinet, Steiner-Waldorf, Decroly et même Summerhill (qui intègre les principes de la démocratie directe au sein du fonctionnement de l’école).
Une des choses essentielle, il me semble, à réformer, c’est l’évaluation des élèves sur la base individuelle, car plusieurs expériences ont montré l’effet pervers de ces méthodes. Il est de très loin préférable de procéder à des évaluations de groupe, qui favorisent l’entraide mutuelle, la conscientisation de l’interdépendance et de la complémentarité des qualités individuelles, qui ne sont plus alors perçues comme des obstacle à sa propre réussite individuelle, mais comme des atouts pour la réussite du groupe (de la classe).
On pourrait rétorquer qu’on déplace alors l’esprit de compétition de l’individu à la classe, mais comme ce n’est pas le but (il ne s’agit pas de mettre une classe entière en échec), cette remarque ne serait pas pertinente. Cette méthode d’évaluation existe dans les pays nordiques et fonctionne très bien.