erQar :
Nous parlions du Saint-Simonisme, un mouvement qui fut très puissant au XIXe siècle en France, qui porta d’ailleurs tant la colonisation que la création de l’école publique.
Le Saint-Simonisme est une doctrine scientiste, mais à vocation religieuse : l’homme n’y a pas d’âme.
Le Saint-Simonisme est revivifié et porté aujourd’hui par des hommes parmi les plus puissants en matière économique en France (en général issu de la Banque et des assurances). Or, le Parti socialiste s’en réclamait en 2010 dans son périodique à destination des militants.
Une foi Saint-Simonienne guidant le gouvernement expliquerait parfaitement ses choix.
Personnellement, je ne crois pas que le système de valeur musulman soit adapté à la France, ceci pour des raisons historiques. Cela dit, la théorie de la complémentarité de L’Islam et du Christianisme, telle qu’exposée par Farida Belghoul, à savoir que Dieu aurait à dessein donné deux voies d’accès à la foi est intéressante, une voie plutôt intellectuelle, le christianisme, mais faiblissant quelque peu sur le plan de la volonté, et une voie plutôt volontariste, mais faiblissant quelque peu sur le plan intellectuel.
D’ailleurs, il est vrai qu’il y a eu dans l’histoire de la monarchie chrétienne de longs rapports entre les rois de France et les Sultans Ottomans, tout chrétien d’orient étant considéré comme sujet du Roi de France et protégé à ce titre.
Une France chrétienne serait donc bien plus pertinente à mon avis, cela correspond mieux à son patrimoine culturel, l’acceptation de la pratique de la foi musulmane en son sein étant acceptée sous réserve de réciprocité dans les pays musulmans à l’égard des chrétiens.