Un taux de change équitable, ça n’existe pas...
Déjà, entre les divers filières d’un même pays,
entre celles qui importent,
et celle qui exportent ;
entre celles qui sont à forte valeur ajoutée,
et celle qui sont à faible valeur ajoutée ;
entre les multinationales repues de capital,
et les PME qui n’ont que la force de leurs bras ;
Aucune de ces filières ne souhaiterait avoir le même taux de change.
Donc le taux de change devrait déjà résulter d’un arbitrage entre divers intérêts, et comme cet arbitrage est toujours impossible, il faut encore y ajouter un protectionnisme sélectif en fonction des filières économiques.
Actuellement, l’État n’a ni la faculté d’arbitrer le taux de change, pas plus que protéger sélectivement les filières économiques.
Mais quand on voit que dans certains pays, les loyers ça coûte 15 euros, ou qu’avec 400 euros on fait partie des classes aisées, c’est évident que les taux de changes sont complètement frelatés. Tu m’étonnes que la tentation est grande de toucher des Allocations en France et d’aller vivre là où la vie ne coûte rien.
C’est là qu’est la grosse arnaque.
On nous parle de concurrence libre et non faussée, mais les marchés monétaires établissent des taux de change complètement farfelus ! C’est tout bon pour les spéculateurs. Ils vont acheter pas cher, là où la monnaie est intentionnellement sous-évaluée, pour revendre très cher, là où la monnaie est intentionnellement surévaluée.
Je te signale par ailleurs que les importations en France se montent à 600 milliards par an, donc 10% de taxe à l’importation, c’est 60 milliards direct dans les caisses de l’État.
Les solutions sont donc :
1° souveraineté monétaire + légère dévaluation + monétisation de la dette.
2° souveraineté territoriale + protectionnisme sélectif.
Ils sont bêtes : ils n’ont pas encore compris qu’il est beaucoup plus simple de dévaluer de quelques % la monnaie plutôt que de dévaluer de quelques % les salaires. Or, plus c’est simple, plus c’est efficace.