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Commentaire de Emile

sur Etienne Chouard : les raisons de notre impuissance politique


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Emile 4 mai 2014 22:36

Fichez-vous de moi si ça vous chante, je pense que la révolution violente est de nos jours atopique. Ca n’adviendra jamais. Guerre civile, bain de sang, mais révolution, non je ne pense pas. Si nous devons renverser les choses il faudrat au moins avoir ralié 30% de la population à l’idée d’un processus constituant démocratique ; 30% de la population devant la mairie au même moment dans toutes les villes de France, les flics ne feront rien.

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L’année prochaine il faut que l’on organise un G1000 en France afin de de faire valider, ou pas, nos travaux par une assemblé représentative, donc légitime. Il faut trouver un moyen de financer collectivement ce projet et désigner les organisateurs. Le mieux ça serait qu’Etienne prenne une année sabatique et nous lui permettions de vivre, mais il ne veut pas je lui ai déjà proposé... Cette été je compte faire des atelier constituant sur le processus constituant lui-même, afin de savoir comment on va s’organiser. Je serais en mesure de bouger partout en France donc ceux qui sont motivés tenaient moi au courant, voici mon mail : emile-vo@hotmail.fr On pourrait se prévoir un petit sommet ^^
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Pour revenir au sujet de la violence :
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"Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance, il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté. Et il est bien clair que l’ordre et la liberté ne sont point séparables, car le jeu des forces, c’est-à-dire la guerre privée, à toute minute, n’enferme aucune liberté ; c’est une vie animale, livrée à tous les hasards. Donc les deux termes, ordre et liberté, sont bien loin d’être opposés ; j’aime mieux dire qu’ils sont corrélatifs. La liberté ne va pas sans l’ordre ; l’ordre ne vaut rien sans la liberté.

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Obéir en résistant, c’est tout le secret.
Ce qui détruit l’obéissance est [chaos] ; ce qui détruit la résistance est tyrannie. Ces deux maux s’appellent, car la tyrannie employant la force contre les opinions, les opinions, en retour, emploient la force contre la tyrannie ; et inversement, quand la résistance devient désobéissance, les pouvoirs ont beau jeu pour écraser la résistance, et ainsi deviennent tyranniques. Dès qu’un pouvoir use de force pour tuer la critique, il est tyrannique.

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ALAIN

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Propos sur le pouvoir, 4 septembre 1912


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