J’ai rapporté une citation d’une femme qui a vécue l’époque, ce qui n’est le cas ni pour vous, ni pour moi.
Comme je vous ai dit, la galanterie ne date pas de la révolution, et elle a même plutôt reflué depuis. Quand on s’intéresse aux arts médiévaux, on connaît l’amour courtois.
Quel contenu donner à ce règne des femmes pour illustrer la citation d’Elisabeth Vigée Le Brun ?
Certes les femmes n’étaient pas régulièrement exposées à des postes sociaux importants, même s’il y en a eu : Aliénor d’Aquitaine, Jeanne d’Arc, catherine de Médicis (régence pour Charles IX), Marguerite de Médicis (régence pour Louis XIII) et à moindre degré, des lois permettaient à toute épouse d’un maître d’un métier d’hériter de cette fonction à la mort de son mari.
Mais je ne pense pas qu’Elisabeth Vigee-Lebrun n’appelle ceci le règne des femmes. Les femmes de l’Ancien-régime étaient très écoutées, et leur influence se faisait par des conciliations, des mises en relation, l’organisation de rencontres.
Faut dire qu’à l’époque la société ne se réduisait pas à l’économie et au monde du travail. Les femmes avaient un monopole sur la mise en relation et la régulation des conflits, ce qui est politiquement une influence considérable.