@MaQ
Votre commentaire est très intéressant à deux points de vue.
-Comme vous, je souhaite un "gouvernement mondial". J’ai été imprécis en ce qui concerne les termes. L’évolution du capitalisme nous y conduit. Quand je parlais de gouvernance globale, je sous-entendais en gros le gouvernement mondial où l’hyper-classe à forte pré-dominance occidentale aurait les pleins-pouvoirs. Si je suis bien sûr d’une chose, c’est que Poutine n’en veut pas contrairement à Medvedev d’une manière subreptice (voilà pourquoi je n’ai pas le même intérêt pour ce personnage que je trouve trop occidentalo-compatible pour ces raisons). Ceci dit, le direction de la Russie et de la Chine actuellement est un refus clair et net de "gouvernance globale", mais plutôt d’une coalition de nations à souverainetés limitées qui gouverneraient ensemble et qui auraient des espaces économico-politiques privilégiés. J’opte pour ce choix qui est de toutes les manières préférable aux pleins pouvoirs bancaires(là pour le coup, on aura réellement la dictature, le guerre limitée éventuellement). Reste à savoir si cette dynamique sera au service de l’hyper-classe ou des causes nationales. Gabriele Adinolfi en parle très bien et je rejoins son constat de partage de certaines souverainetés au sein d’une confédération européenne. Comme il le dit si bien, la restauration en histoire, ça n’a jamais existé et il faut trouver un compromis entre l’évolution structurelle et l’idéologie qui nous anime. C’est la base, selon lui, de la philosophie fasciste dont il se réclame. C’est donc un compromis entre la tournure que prend la direction du monde avec un pouvoir qui tend à se centraliser et l’existence des nations que nous ne saurions remettre en cause.
- Cette tendance difficile à quantifier à se rallier à la doctrine mondialiste pure et dure dans ces deux pays n’est pas prête, à mon avis de l’emporter. En Russie, Poutine n’est pas omnipotent et doit compose avec une classe dirigeante non-uniforme. Je le pense assez ingénu pour, malgré cet état de fait, imposer sa ligne sur le long terme comme il l’a si bien fait. En Chine, du peu que je connaisse, l’esprit est plutôt revanchard sur l’occident. Beaucoup de personnes me disent qu’en plus d’être ultra-patriote, les chinois nous voient, nous européens surtout, comme les responsables du retard de leur envolée récente du fit de la colonisation. D’où la posture "profil bas" durant des décennies, les instances mondialistes étant prédominantes, pour ensuite revenir sur le devant de la scène de manière beaucoup plus frontale.