C’est sûr que dénoncer le système pour un énarque, c’est insolite, vu qu’il a bien été formaté au départ par sa formation.
Maintenant, ce genre d’assertion d’Asselineau est spéculative, cela reste hypothétique. Il m’étonne qu’il la soutienne avec tant d’assurance : c’est un manque de rigueur intellectuelle que d’affirmer péremptoirement une hypothèse comme un vérité sans preuve définitive. C’est une forme d’imprudence.
C’est dommage, cela ne rassure pas quant à la qualité de ses analyses par ailleurs. Parmi tout ce qu’il a affirmé, qui a son intérêt, y-a-t-il des hypothèses non prouvées qui s’y sont glissées ?
Asselineau n’est pas un politicien très habile. Un peu vert à mon avis. De Gaulle n’a-t-il pas discuté avec les communiste et l’extrême-gauche ? De Gaulle adhérait-il au communisme ? Non. Une alliance ponctuelle est toujours envisageable avec des gens, même si l’on n’en partage pas toutes les idées.
Asselineau a son bon gros salaire de Haut-Fonctionnaire à vie, inspecteur général des finances (6000 euros par mois ?), c’est pas rien... Il ne sait pas ce que c’est que de devoir ramer pour trouver les moyens d’exister politiquement. Il a ses 6000 euros, ça lui suffit. Escompterait-il faire travailler bénévolement une cohorte de groupies pour lui-même ainsi pendant longtemps ? Ce n’est pas comme cela que ça marche dans le système en place. Un parti, dans nos démocraties libérales, c’est une corporation qui concourt aux marchés des postes à responsabilité ouverts aux suffrage. Un parti n’existe durablement que si il est en capacité de fournir des revenus à un encadrement.