De rien, darion, c’est plus intérressant qu’les pious-pious ! 
Arrh ! L’humanisme, l’humain au centre de la pièce, l’universalisme, la philosophie des Loupiottes... les valeurs imposées de Diderot et Voltaire... Les Vendéens arriérés incapables de comprendre le progrès en ont fait les frais les premiers, symbolisant l’ennemi de l’intérieur, l’immobilisme au mouvement, les ténèbres aux lumières. Les bons républicains de la IIIe République ont ensuite justifié leur humanisme par la mission civilisatrice de l’expansion coloniale aux sauvages de l’extérieur. Il n’est jamais superflu de rappeler le discours de l’idole des socialistes, le franc-maçon Jules Ferry à la Chambre des députés le 28 juillet 1885, « Les fondements de la politique coloniale » : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures […] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures ».
Une colonisation débutée en Algérie avec le débarquement de l’armée française à Sidi-Ferruch le 14 juin 1830, la reddition de l’émir Abd el-Kader en 1847 et l’annexion de l’Algérie à la République française par la création des départements français d’Algérie en 1848 (proclamation de la IIe République le 24 février 1848). Abd el-Kader a d’ailleurs par la suite été accepté comme franc-maçon au GODF et son portrait avec la Légion d’Honneur trône toujours rue Cadet, à Paris.