Je rebondis sur ce que vous dites, berphi, pour ajouter que le problème de l’engagement militaire est typiquement le genre de sujets sur lesquels viennent se priser les rêves démocratiques trop poussés.
Il y a des choses qui ne s’inventent pas, et qui nécessitent une expertise. L’engagement dans des conflits armés pourrait très bien être du ressort des citoyens, à condition cependant que chaque citoyen soit entretenu en permanence des affaires militaires, ce qui exige de sa part engagement régulier et investissement personnel, non moins qu’un entraînement pour se placer dans les conditions des soldats engagés sur le front des opérations. À ce moment-là seulement pourraient être prises de bonnes décisions dans ce domaine par le simple vulgum pecus.
C’est ça la démocratie : dire ce que l’on veut faire, mais aussi faire ce que l’on a dit. C’est un projet magnifique parce qu’il demande de notre part des efforts démesurés, un engagement constant envers la santé et le développement de la communauté d’appartenance. Efforts que seule une poignée, en définitive, sont capables de fournir.