Le traitement du dossier irakien est vraiment étrange. Il n’y a que l’EIIL, ou alors cette nébuleuse en grande partie, qui déstabilise le régime, prend le territoire et combat le gouvernement actuel. Ce mouvement dure depuis plusieurs mois et est antérieur au débordement des milices présentes en Syrie sur le territoire irakien.
Pourquoi n’évoque-t-on jamais la composante baasiste du mouvement qui m’a l’air d’être le pilier de celui-ci ? Pourquoi ne dit-on pas que leur chef n’est autre que général Izzat Ibrahim Al Douri du Front Irakien Nationaliste et Islamique ? Pourquoi ne dit-on pas que des chefs de tribus et que même des oulémas irakiens ont affirmé que, bien que la présence des djihadistes était avéré et minoritaire, ceux-ci n’avaient aucun lien apparent avec Al Qaïda ?
Il est intéressant de voir le consensus contre cette révolte, des ayatollah iranien qui ont en Maliki, du parti da3wa qui déstabilisait Saddam au profit de l’Iran, un pion idéal, aux américains qui refusent un sursaut des peuples arabes depuis trop longtemps endormis. Des chrétiens s’y sont même joins ces derniers jours.Cette révolte est selon d’autres sources tout tribale, sunnite et nationaliste, dirigée contre un gouvernement fantoche, qui applique avec zèle une politique confessionnelle défavorable à la majorité du pays et pas contre les chiites en tant que tels.
Alors, pourquoi ne présenter les choses que sous un seul angle ?
D’ailleurs, à ce sujet, une entrevue modérée :
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Bernard-Cornut-sur-la-situation-en-Irak-26206.html