Quaspar :
Pour le point 3. L’homme complet, l’homme parfait est fait de et matière et d’esprit.
Dans la genèse, l’homme est d’abord façonné d’argile, puis animé par insufflation de l’esprit-saint. Il est placé dans le jardin d’Eden, où il se nourrit des fruits de ce jardin. Dans l’apocalypse, la résurrection finale concerne autant le corps de l’homme que celui de son esprit.
L’homme ne fut donc pas imaginé au début par Dieu comme une existence de nature exclusivement spirituelle, mais comme une existence à la fois charnelle et spirituelle. De même, à la fin des temps, il ne semble pas envisagé par Dieu qu’il en soit autrement, puisqu’il y aura aussi résurrection d’un corps pour l’homme.
Les gnostiques vivent la matière comme une prison, ils voudraient être des anges, de purs esprits, mais ce n’est pas possible, car nous sommes tous faits pour une part de matière et ceci ne peut être oublié puisque c’est la vérité : ceci correspond à la volonté de Dieu pour l’homme (sinon, il n’aurait pas fait d’hommes...).
Pour le point 2.
Darwin comprend les degrés de perfection des créatures comme étant un degré de sophistication corporel (corps simple à l’origine, corps sophistiqué à la fin).
Chez Leibniz, les degrés de perfection des créatures sont dans l’étendue de ses habiletés, le degré supérieur chez les créatures étant l’homme, avec sa conscience et son intelligence, le degré inférieur étant l’inertie. Il écrit : l’imperfection originale des créatures se remarque dans l’inertie des corps. Notez : le latin iners, inertis signifie "sans art".
C’est clair que sur ce point Darwin c’est totalement fourvoyé : bon nombre de végétaux sont des machineries bien plus complexes que les hommes, si l’on ne considère que le génome. Un grain de riz aurait plus de gène qu’un homme. Ce fut une des grandes surprises des années 1980, où il était attendu que le décryptage du génome humain montrât une complexité supérieure à tout ce qui pouvait exister, comme l’avait envisagé Darwin, mais où il fut obtenu que ce n’était pas du tout le cas...