Là dessus je suis d’accord. Malheureusement la longue
tradition de l’Église montre que celle-ci n’a jamais su ouvrir son
regard et qu’elle est toujours restée dans les ténèbres, du littéralisme
des Écritures ce qui mène à des absurdités (voir mes posts sur la
conférence de Tassot)..
Affirmation péremptoire dénuée de fondement : Cf lectio divina.
Il y a plusieurs niveaux de lecture assumés depuis l’origine.
J’ai l’impression que vous voudriez pour votre part adopter un niveau de lecture exclusivement symbolique, ce qui serait réducteur.
« Il importe, en effet, de remarquer à ce sujet qu’aux autres causes
de difficultés qui se présentent dans l’explication de n’importe quels
auteurs anciens, s’en ajoutent quelques-unes qui sont spéciales à
l’interprétation des Livres Saints. Comme ils sont l’œuvre de
l’Esprit-Saint, les mots y cachent nombre de vérités qui surpassent de
beaucoup la force et la pénétration de la raison humaine, à savoir les
divins mystères et ce qui s’y rattache. Le sens est parfois plus étendu
et plus voilé que ne paraîtraient l’indiquer et la lettre et les règles
de l’herméneutique ; en outre, le sens littéral cache lui-même d’autres
sens qui servent soit à éclairer les dogmes, soit à donner des règles
pour la vie.
Aussi, l’on ne saurait nier que les Livres Saints sont enveloppés
d’une certaine obscurité religieuse, de sorte que nul n’en doit aborder
l’étude sans guide »
Léon XIII, dans Providentissimus deus
Quand j’affirme que Dieu goûte le simple et n’aime pas les détours compliqués, c’est ce que je crois sincèrement. J’y vois une confirmation dans ce passage de Luc.
Luc 11, 33 : Personne
n’allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le
boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent
voient la lumière.
De même, la sincérité étant la simplicité de l’être, la dénonciation de l’hypocrisie par Jésus m’incline encore d’avantage à cette conception. L’hypocrisie n’est-ce pas cacher ses véritables intentions à autrui ?
Le simple, le clair, le concis, le précis, l’évident sont du genre lumière : c’est pour moi un attribut divin.
Le compliqué, le nébuleux, l’amphigourique, le confus, le caché sont du genre ténèbres.
Pour moi, un symbole n’est pas synonyme de complication, ni de nébulosité : il peut correspondre à une information simple, mais adaptée à un certain niveau de notre esprit, niveau situé en-dessous du seuil de la conscience. Un bon symbole dénoue les complexes inconscients et restaure une conscience plus nette. Un mauvais symbole créée des complexes inconscients et altère la conscience.
L’utilisation du symbole permet une forme de magie, en ceci que le symbole passe par une sorte de porte dérobée, pour influencer celui qui le reçoit à son insu. Il y a le symbole qui guérit et il y a le symbole qui rend malade. Dieu manie des symboles pour guérir, et il n’y a donc que les symboles venant de Dieu que j’accepte. Tous les autres seraient pour moi des sources de confusion et de manipulation.