A propos du premier lien :
1° Ce n’est pas parce qu’une expérience n’a pu être répliquée systématiquement que "l’objectivité scientifique" oblige à considérer "que l’effet est improbable". Une expérience n’est jamais si simple à répliquer (qui n’a pas en mémoire les difficultés de ses profs de physique à cet endroit).
2° "La présence du collaborateur de Benveniste qui semble indispensable à la reproduction de l’expérience", en quoi cela est-il suspect ? Cela pourrait montrer que l’expérience est plus difficile à répliquer qu’il est imaginé par la plupart des expérimentateurs et que cette réplication implique un certains nombres d’opérations subtiles que seul le collaborateur de Benveniste maîtrise.
3° L’aspect relativement aléatoire des résultats : il n’y a rien d’extraordinaire là-dedans, en particulier en médecine. La plupart des médicaments n’ont jamais une efficacité à 100% et leurs effets secondaires sont généralement aléatoires. Toutes les études en médecine comportent des considérations statistiques.
Face à une telle controverse, s’il est impossible de déterminer le vrai du faux, l’objectivité scientifique n’oblige en rien du tout et surtout pas à tenir que l’effet rapporté est faux : ce serait une erreur logique, puisque l’effet est possible. L’objectivité scientifique ne peut qu’incliner à dire : la recherche doit continuer.
Il y a quand-même un gros problème dans la recherche actuellement.
Normalement, la curiosité du chercheur est éveillée par un phénomène qui lui semble mystérieux et qu’il essaye de percer. Mais aujourd’hui, la majorité des chercheurs semble blasée : dès qu’elle fait face à un phénomène mystérieux, elle s’effraye de ce mystère et crie à la pseudo-science, comme si le chercheur craignait d’être confrontés à l’inconnu. Mais un chercheur, qui est un explorateur, et qui aurait peur de l’inconnu est-il vraiment encore un chercheur ? On peut dire que non, il n’est pas un vrai chercheur, il n’en a pas le caractère.