@bovinius
Je lis votre réponse et je constate que vous êtes vous aussi pour
une gouvernance globale.
Il y’ a un désaccord entre
nous lorsque vous affirmez « Je pense que, en l’état actuel des choses, certaines nations ont en effet les capacités de
gérer seules la plupart de ces défis en ce qui les concerne », si je reprends le dossier de l’exil fiscal,
en l’étudiant, vous vous rendrez compte que même pour elles, c’est ingérable à
leur seule échelle. Et ce n’est qu’un seul dossier parmi d’autres qui a cette caractéristique.
Mais pour le reste on est d’ accord, par exemple, vous parlez
de créer une organisation
étatique internationale de contrôle et de répression des multinationales,
histoire de les empêcher de faire n’importe quoi n’importe où.
------> Cela est en effet du point de vue du principe
quelque chose qui découle du bon sens, la réalisation concrète de ce projet
étant une autre discussion.
Vous écrivez aussi : « l’un
des défis majeurs de notre temps, ce n’est ni l’écologie, ni l’exil fiscal que
vous avez cité et qui ne sont que des symptômes ; ce serait plutôt ce qui
en est à l’origine, à savoir, la mobilité quasi absolue du capital ».
------> Même si je peux pinailler sur la cause des
causes qui pour moi est l’existence même du capital, sur la nécessité de
limiter sa mobilité, je suis en phase avec vous.
Concernant la réforme de l’ONU,
idem, question de bon sens.
Donc, pour boucler le fil, je
reviens sur le début de l’échange : on est d’ accord tous les deux avec
Michel Drac sur la nécessité d’une gouvernance globale, qui ne doit pas être
celle des multinationales et de la finance mais des peuples dans le cadre de la
coopération de nations souveraines.