@ Elisa :
Merci pour ces réponses très claires.
Je vais malheureusement devoir être fort concis à cette heure, n’y voyez pas une dérobade. Je dirais qu’à mes yeux les droits de l’homme ne sont pas naturels au vrai sens du terme, mais qu’ils tendent à le laisser entendre, par commodité, sachant pertinemment, eux aussi, que ce qui peut se targuer du label "naturel" a plus de chances de s’imposer... fût-ce à coups de missiles air-sol en Irak, an Syrie ou en Afghanistan. Donc pour moi, les droits de l’homme auront beau se présenter à tous les peuples comme un cadeau, ils resteront toujours un parchemin fondamentalement occidental, l’alibi d’un impérialisme moderne qui refuse de dire son nom (en Russie, en Chine ou en terre d’islam notamment, lorsque l’on conspue ces pays eu égard aux droits de l’homme bafoués et que des représailles s’ensuivent).
Et pour ce qui est du naturel, je pense pour ma part - en définissant la nature comme ce qui rend l’homme contingent, terrible humiliation - qu’elle impose un certain nombre de choses, biologiques en particulier, qui sont pour nous autant de contraintes viagères. Du point de vue métaphysique à présent, j’aime assez l’image de l’homme en tant qu’animal particulier, claquemuré entre deux limites. Une limite basse qui est celle du simple instinct, comme tout autre animal, et une limite haute qui est celle d’une liberté liberticide, d’actions véritablement contre-nature mettant en danger la pérennité de l’espèce du fait d’un libre arbitre imaginé à tort sans la moindre entrave.
Bonne soirée, et merci pour cet échange.
EG