Mouais, j’ai aussi entendu Tépa critiquer son manque de préparation et son aplatissement prévisible. On n’a pas dû regarder la même chose.
Après dire s’il est "vainqueur" ou pas, c’est difficile. Ça dépend des points de vues. Allez savoir comment les téléspectateurs l’ont ressenti, surtout ceux peu attentifs.
L’important, pour Caron, c’est qu’Asselineau fût inaudible et c’est réussi : il n’a pu développer aucun argument, Caron lui a sans cesse coupé la parole.
Il faut comprendre comment fonctionne la télévision. Il y a l’image et le son, qui sont mémorisés dans deux parties différentes de l’intellect, la mémoire visuelle et la mémoire auditive. C’est la mémoire auditive qui mémorise les rapport de sens.
L’art de "brûler un effigie sur la place médiatique" consiste à afficher l’image de quelqu’un sur l’écran (mémoire visuelle) avec un habillage sonore dont le sens est "diabolique".
De ce point de vue, Caron a parfaitement réussi. Peu lui importait ce que pouvait raconter Asselineau. Il n’attendait même pas les réponses de sa part... Ce qui lui importait était de faire "sonner" sur son apparence un certain nombre de mots-clés, tels ceux que j’ai cités, afin que le téléspectateur un peu distrait fasse l’association entre le portait d’Asselineau et ces mots.
Et c’est vrai que ce fut une sorte de brouhaha, où on ne distinguait pas grand chose, sauf quelques mots qui on bien sonnés :
"Nationaliste",
"Ayoub", "skin", "Pasqua", "De Villier", "Paul-marie Couteau", "Front
national", "Marine Le Pen", "Soral", "Antisémitisme", "Anti-américanisme
primaire"...
le tout avec l’effigie d’Asselineau en toile de fond.
Asselineau a été habillé pour 2017.