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Commentaire de ffi sur Quand Tepa coince Alain Benajam sur les Lumières - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Quand Tepa coince Alain Benajam sur les Lumières


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ffi 20 novembre 2014 13:05

C’est tout de même difficile à mon avis de dissocier totalement la philosophie des lumières et la révolution Française.
 
Par exemple, le grand rôle tenu par l’Assemblée dès le début, cela découle en ligne droite des conceptions de Montesquieu : l’exécutif doit être monarchique et la loi doit être parlementée.
 
Ce fut précisément la première forme de la révolution, avec la création de l’Assemblée Nationale. Le clivage droite/gauche s’est fondé sur le plan de savoir si l’exécutif doit avoir un droit de véto sur la loi issue de l’Assemblée nationale (d’ailleurs, ce droit de véto, le président des États-Unis en dispose aujourd’hui, soit dit en passant).
 
Quant aux formes ultérieures de la Révolution, Robespierre se réclamait de Rousseau.
 
Cependant, il est vrai que la classification "philosophie des Lumières" est une reconstruction historique à postériori et que souvent l’on y mélange des philosophies assez disparates. Cela dit, cette explosion de la diversité des vues philosophiques révèle aussi un certain essor de l’individualisme, qui est un trait caractéristique du siècle, et aboutira à la Révolution qui détruira tous les corps intermédiaires entre l’individu et l’État.
 
L’imagination se débride à cette époque.
Une des grandes novations est l’utilitarisme Anglo-Saxon, que Benjam semble apprécier, lequel nécessite un certain recul du sacré. L’utilitarisme aboutit, d’un certain point de vue, en une dépravation des moeurs : Autrui peut être alors pensé comme un objet au service de ses finalités propres.
 
Dans les lumières, il y a donc cette chosification de tout, y compris l’homme, qui en perd sa dignité. C’est une rationalité qui oublie que les hommes ont une âme.
 


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