@Qamarad
-Faut-il, pour des raisons structurelles du pouvoir et de son maintien,
un conformisme pour la masse ?Je te disais récemment qu’il fallait
entreprendre cette démarche d’émancipation et l’étendre au plus grand
nombre,mais la proportion sera telle si importante ? Je souligne
l’interrogation qui est la mienne et qui n’est donc pas une affirmation.
------> Hé hé hé. 
Puisque c’est parti comme cela, soyons définitivement
politiquement incorrect :
Comme dans mon dernier article, je l’ai signalé,
je pense que le conformisme est une des premières conséquences du pouvoir
hiérarchique dans les sociétés complexes ( dans les sociétés archaïques
ou le pouvoir est immanent également , il faut l’avouer mais les conséquences
sont moins grandes) , puisqu’ elles réunissent un très grand nombre d’individu
et de paramètres, il nait la nécessité pour les oligarques de se doter d’une
capacité de prédiction, ceux qui travaillent dans les chaines de commandement
doivent devenir prévisibles. Le système ne fonctionne que si ceux qui y
participent apprennent à devenir conforme pour qu’il soit stable, car les
sociétés complexes ont des problèmes d’adaptation face à l’instabilité.
Déjà, il faut bien que nous utilisions
des codes communicationnels conformes pour pouvoir communiquer (j’ai appris
récemment que dans certaines cultures ésotériques, l’apparition du langage est
perçue comme une dégénérescence, point de vue intéressant).
Donc effectivement, le
conformisme est une nécessité, je l’admets malgré moi, comme le ton de mon
premier commentaire le laisse deviner.
La suite est de savoir si le
conformisme doit nécessairement être présent dans tous les pans de nos vies.
Mon opinion est que non, nous nous devons certes de partager des choses identiques
(dont l’héritage culturel duquel découle des valeurs communes) pour donner à la
société une certaine cohérence, sans
pour autant devenir des clones les uns des autres.
Dans quels domaines devons
nous nous différentier ? Je ne sais pas exactement, mais pour revenir sur
le sujet de départ, à savoir le traitement de l’information, il faut constater
que certains se conforment plus facilement que les autres, ce qui implique que certains
se conforment plus que les autres politiquement, ce qui est à la fois un
avantage , pour celui qui veut être suivi et un inconvénient pour ceux qui ne
veulent pas qu’il soit suivis.
Ceux qui sont les mieux
suivis, ce sont les démagogues, ce sont des machines à séduire les moutons et
qui par cela même, avec nos « régime
de marché et d’opinion » nos
suffrages universel et société de consommation, sont ceux qui sont en haut de la pyramide (ou
ceux qui les paient, on a là la triade du pouvoir actuel : argent –médias -politique).
Pour retirer le pouvoir aux démagogues,
il faut
1. Briser le monopole médiatique des démagogues, ce
qui est fait avec internet, mais mesure qui seule ne sert à rien car d’autres
démagogues apparaissent et entrent en concurrence avec les premiers qui avaient
précédemment le monopole de la communication (c’est notre configuration
actuelle avec la propagande contre la propagande).
2. Retirer le pouvoir politique aux moutons. Cela
doit passer par l’abolition du suffrage universel pour que ne décident
politiquement que ceux qui sont capable de ré- information et donc moins
sensible à la propagande des démagogues.
Le point 2 est très
politiquement incorrect, je le sais très bien
, on me traitera de fasciste
ou je ne sais quoi mais je ne vois pas
36 solutions. Si on part du principe que nous ne sommes pas tous égaux face au conformisme,
il faut conclure que nous ne pouvons tous l’être politiquement.
Ma proposition est la
suivante : ne donner le droit de voter qu’à ceux qui ont suffisamment de
volonté pour consacrer leur temps libre en dehors de leur temps professionnel à
la gestion de la cité d’abord (chacun doit se soumettre à son service ou se
démettre) et ensuite à faire l’effort de se ré- informer (donc de se réformer).
Donc mon suffrage censitaire, ce n’est pas la richesse, pou le statut social qui
constitue le cens mais uniquement la volonté ardente de faire son devoir citoyen
en participant à la gestion de la cité.
Cela serait déjà un premier contre
pouvoir populaire (puisqu’il retire un levier aux démagogues) très puissant …
mais dans nos sociétés d’ayant droit, le peuple le comprendrait-t-il ? La
réponse est dans la question …pourtant, mon opinion est qu’être citoyen doit conférer
des droits (dont celui de voter) mais surtout des devoirs, la cité n’est pas un
« outil » qui a vocation à
contenter les caprices des uns et des autres.
Protéger la cité de la volonté
de puissance de l’oligarchie par des institutions
de contre pouvoirs populaires( chambre tiré au sort , RIP ) qui permettrons institutionnellement aux citoyens de participer aux décisions
publiques et en même temps , protéger la cité de l’ochlocratie et des
différents égrégores
qui la traversent en restreignant le statut de citoyen , est au cœur de ma
vision institutionnelle, la combinaison des deux est pour moi le meilleur
rempart à la tyrannie.
De ce point de vue, pour répondre à la seconde question , le
conformisme de la masse et sa proportion ne pose pas de problème.