L’office de la « Beauté du Travail »
Oui, c’est vrai. Il s’agissait de l’office de la « Beauté du Travail ». En 1937, après quatre ans d’activité, cet office avait dépensé 600 millions de marks pour l’amélioration des installations dans les usines. Il avait également dépensé 8 millions de marks pour l’amélioration des installations des navires, permettant d’en aménager 324.
En mai 1938, le chef du Front du Travail, Robert Ley, put dresser le bilan suivant. Grâce à l’action de cet office : 23 000 ateliers avaient été embellis, 13 000 vestiaires et lavabos construits pour les ouvriers, 6 000 cours d’usines aménagées, 800 foyers construits, 17 000 réfectoires et salles de récréation et 1 200 organisations de sport édifiées. Les usines qui contribuaient à améliorer le mieux la vie de l’ouvrier devenaient des « établissements modèles nationaux-socialistes » ; elles recevaient le Drapeau d’or du Front du travail allemand (Ibid., n° 484, p. 21, col. A).
L’office des Loisirs
Cette structure travaillait en collaboration avec l’office des Loisirs qui s’occupait de procurer aux ouvriers des distractions saines. En 1937, par exemple, 110 000 ouvriers travaillaient dans 550 camps pour la construction des autoroutes. Pour eux, l’office des Loisirs organisa deux ou trois représentations de cinéma mensuellement dans chaque camp, 3 000 soirées récréatives et 4 000 concerts. Des trains de théâtre ambulant avaient également été créés, qui permettaient de donner des représentations dans les campagnes. Ajoutons à cela les concerts et les expositions d’art dans les usines. Pour l’année 1936-37, 34 millions de personnes avaient pris par aux réunions organisées par l’office des Loisirs.