De plus, les cathares furent pris en protection par Pierre II d’Aragon, dit le catholique, signe que le conflit ne peut pas être pris sous un angle exclusivement religieux. L’Église a tout d’abord prôné l’évangélisation par le verbe, jusqu’à l’assassinat d’un des émissaires du pape, Pierre de Castelneau, ce qui est un fait de guerre. Lorsque la guerre se déclenche, elle s’entretient, les armées se répondant mutuellement, jusqu’à la victoire de l’une d’entre elle.
Quand l’héritier de l’empereur d’Autriche est assassiné, ce qui déclenche la première guerre mondiale, cela ne permet pas de faire porter la responsabilité de tous les morts de cette guerre sur l’empire d’Autriche, n’est-ce pas ? Un "casus belli" entraine souvent des conséquences qui le dépasse, car des alliances politiques entrent alors en action.
On voit bien qu’en arrière-plan il y avait l’indépendance du comté de Toulouse et du royaume d’Aragon qui entrait en ligne de compte, puisque le comte de Toulouse et le Roi d’Aragon étaient soutiens des cathares, bien qu’ils furent catholiques.