J’approuve ce que vous dis Mach’. Et c’est vrai qu’on s’est montré très moqueurs, moi le premier. Mais j’ai moi aussi appris que l’investissement personnel dans la "compréhension du monde" requiert des efforts extraordinaires (et fatigants) que beaucoup de gens refusent de faire : celui en particulier de remettre tous les matins sur le tapis tout ce que l’on a capitalisé jusque la veille.
Je "pratique" le Mach’ depuis quelque temps maintenant, et malgré nos désaccords, je sais qu’il est en recherche de vérité (factuelle j’entends), qu’il n’hésitera pas à lire des pavés pour la trouver, et en tout cas qu’il avouera sans ambages n’avoir pas lu telle ou telle chose plutôt que de broder comme la plupart des gens ici. C’est ce qu’il faut que nous fassions toutes et tous à présent.
Il est très difficile d’être un électron libre, d’autant plus dans un pays aussi politiquement passionné que la France où chacun tente de vous mettre une étiquette pour, bien souvent, n’avoir pas à faire l’effort de comprendre la complexité que vous lui soumettez. Personnellement, je sais d’où je parle, d’où je viens, mes déterminismes et j’essaie en conséquence de prévoir mes travers pour pouvoir me montrer aussi objectif que possible. Mais c’est forcément difficile.
S’il y a une chose précieuse que j’ai le culot de prétendre posséder, c’est une certaine passion pour la connaissance objective, le plaisir de savoir, sans faux-fuyants, et ceux avec lesquels je discute ici avec plaisir ont la même. Tenez, je viens de lire coup sur coup Les armes et les mots (Rome antique) de Jerphagnon et Le mythe du sauveur (Napoléon) de Tulard. Voici par exemple deux chefs d’œuvre, deux sommets de l’intelligence historienne, deux grands moments de savoir objectif (autant qu’on puisse l’être) écrits par des spécialistes, qui plus est français, avec de l’humour et sans esprit de chapelle. Et ça fait un bien fou.