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Commentaire de ffi sur Débat Zemmour-Mélenchon - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Débat Zemmour-Mélenchon


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ffi 16 décembre 2014 23:51

---> Dans tous les cas celui, qui fait une expertise ponctuellement n’exerce pas le pouvoir et n’a donc pas les moyens de détourner l’appareil d’Etat.
 
Justement, s’il est convoqué pour faire une expertise se prononçant sur l’intérêt général, mais qu’il ment pour faire pencher la balance vers des intérêts particuliers et s’enrichir au passage ou en tirer des avantages, il a le moyen de détourner l’appareil d’état, puisqu’il fait alors trafic de son influence auprès de l’État.
 
Son conseil est une influence qu’il peut monnayer, n’est-ce pas ?
 
Les scandales à ce sujet ne manquent pas : pour les médicaments, pour les commissions au sujet de la croissance économique, lobbys au sein de l’UE, ou autres expertises orientées en justice.

 

Après, le gouvernement pourrait toujours consulter une infinité d’expert, mais cela coûterait plus cher, donc, en général, il ne le fait pas. De toute façon, celui qui peut en corrompre un, peut en corrompre mille.

---> Non cela est théorique, c’est le chef d’Etat et les institutions qui prétendent porter la souveraineté du pays, ce ne peut être qu’un discours de légitimation du pouvoir.
 
Non, c’est pratique. C’est toujours le chef d’État qui porte la souveraineté du pays. Il n’y en a qu’un seul qui est habilité à signer les lois qui vont s’exécuter : Nous sommes actuellement dans une monarchie, dont le monarque est élu par le peuple parmi les clercs des divers partis politiques.
 
Mais nos monarques sont faibles et fragiles, car ils doivent passer par le processus d’élection, ce qui implique du clientélisme, donc de se faire les clercs d’autres entités politiques que l’État lui-même. D’où leur propension à détourner l’État pour servir leur clientèle. La République Romaine avait les mêmes problèmes.
 
Comme de plus, il ne sont en rien assuré de pouvoir transmettre quelque chose à leur progéniture, puisque la transmission de la souveraineté ne repose pas sur le principe dynastique, cette aspiration naturelle à construire un héritage pour leur progéniture les pousse plutôt à en prendre le plus possible sur l’État pour ce faire le temps de leur office.

---> Il a existé des souverains qui prétendaient porter la souveraineté de la nation
Un souverain porte la souveraineté de la nation [qu’il domine]... par définition.
Si tel n’est pas le cas, c’est un vassal [du latin vassus = serviteur], donc le clerc d’une autre entité que l’état.
 
Nos monarques ont vendu la souveraineté à l’UE,
ils sont donc des vassaux.
Il faut réécrire la constitution.
Titre Premier : De la vassalité.

Certes, laïcité ou cléricalité, vassalité ou souveraineté, quelle importance ! Ce ne sont que des conventions de nomination, n’est-ce pas ?
 
------>Parce qu’il le perd et que son autorité est contesté. Il a tout intérêt à corrompre pour conserver son pouvoir.
 
Attention, nous parlions de la corruption de l’État par d’autres entités. C’est justement la corruption de l’État qui lui fait perdre son autorité, aux yeux du plus grand nombre s’entend.
 
Un monarque a donc tout intérêt à transmettre un État le moins corrompu possible, même s’il peut éventuellement faire quelques concessions pour ménager ses forces, laissant la charge à sa progéniture de régler un éventuel problème ultérieurement au moment opportun.

La lutte contre la corruption, doit être une des tâches prioritaires d’un chef d’état il me semble, et c’est d’ailleurs ce rôle que lui assigne la constitution, Titre 2, article 5 :

Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État.
 
[Note : la continuité de l’État serait mieux assurée par un principe dynastique, un président déchu a tout intérêt à glisser des chausse-trappes à celui qui l’a battu pour préparer sa revanche]
 
Maintenant, quand on voit que tous les derniers présidents (Mitterrand, Chirac, Sarkozy) ont chacun été pris dans de gros scandales... Faut bien les gagner, ces élections !
 
---> Ce n’est pas MON système. C’est LE  système.
C’est TON système, parce que c’est celui pour lequel tu plaides, sans trouver d’alternatives.
 
Il faut bien comprendre que la course au pouvoir a un ressort "charnel", qui dépend de l’intérêt particulier, l’ambition de transmettre un héritage à sa progéniture. Cependant, l’intérêt général est que la société assure la continuité des droits (État de droit). Donc en laissant la transmission d’héritage au vainqueur contre la charge d’assurer l’État de droit, on lie son intérêt particulier à l’intérêt général, de manière à ce que les deux soient servis.


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