Je te propose de laisser le thème dynastique, cela nous écarte du sujet.
------> Comprenons nous bien : il est impossible de faire disparaitre
les influences privées sur la sphère public, une laïcité qui aurait cet
objectif là ne serait pas réaliste.
Voilà ! nous sommes d’accord. L’État vient toujours s’insérer dans le réseaux des intérêts sociaux. S’il ne le faisait pas, il serait coupé de la société, ce qui n’est pas réaliste, donc utopiste, donc irraisonnable.
C’est que je désignais par "il y a un pluri-cléricalisme irréductible de l’État".
Puisque ce pluri-cléricalisme existera toujours, il faut donc penser un dispositif pour le réguler, au tout au moins penser la construction étatique de manière à ce qu’elle serve le Bien Commun malgré cette contrainte des appétits particuliers.
La loi actuelle dite de "laïcité" n’est absolument pas taillée pour cette fin, car elle ne vise que quelques religions, et encore pas toutes, seulement celles contenues dans une liste arbitraire, car cette loi ne donne pas le moyen de déterminer ce qu’est une religion puisque elle n’a pas définit ce concept.
La laïcité fut simplement fondée par les fils de la veuve, dans le propre perspective vengeresse, en visant tout particulièrement le catholicisme, comme le veut leur programme. Elle ne fut donc pas du tout un moyen d’éloigner l’État des instrumentalisations par des intérêts privés, en général, mais de seulement certains, en particulier. Ce fut donc un moment d’instrumentalisation de l’État par des intérêts particuliers.
Personnellement, chef d’État, je ferais à l’inverse. J’inclurais des clercs de l’Église dans l’État pour surveiller les Francs-maçon de l’État, et j’inclurais des clercs maçonniques dans l’État, pour surveiller les clercs de l’Église de l’État. En les faisant se surveiller mutuellement, ces ennemis s’annihileraient.
Mais il reste encore à penser le rapport entre l’État et les intérêts particuliers et là-dessus, on n’a pas trop avancé.