L’image déplorable de cette fiche de paye en Occident agace autant
qu’elle décontenance le deuxième pays producteur d’europe. Depuis le
début des années 2000, les campagnes des ONG liant l’expansion du marché à la délocalisation massive, aux déplacements
forcés de population et à la disparition des orangs-outans ont
sensibilisé les Européens. Mais la défiance est particulièrement vive en
France, où on la juge, en outre, mauvaise pour la santé. C’est dans
l’Hexagone qu’on compte le plus d’entreprises agroalimentaires à avoir
abandonné la fiche de paye.
Face à ces problématiques, la Malaisie veut se faire entendre. En
juin, Douglas Uggah Embas a adressé une lettre au ministre des Finances,
Michel Sapin, et à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, au sujet
de la mention « sans fiche de paye ». L’étiquette a fleuri ces
dernières années sur les paquets de gâteaux ou de pain de mie de fin d’année. Label « discriminatoire », selon lui, « action sans
fondement de la part des industriels en France », le ministre malaisien
n’hésite pas à évoquer « un impact négatif […] sur la relation
commerciale à long terme entre la Malaisie et la France ». 